Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


jeudi 25 avril 2013

Une descente en traîneau vers le développement de l’esprit d’initiative


Grands Frères Grandes Sœurs du Canada Bienvenue blogueur invité Jim Carfra!

A propos Jim Carfrae

J’ai le privilège d’être un grand frère depuis six ans, de superviser une commandite d’entreprise de trois ans avec les grands frères grandes sœurs (GFGS) et d’être membre du Comité des anciens des GFGS. Je suis le cofondateur et animateur de la série de tables rondes intitulée « Leading Better » (Mieux diriger). J’ai de plus travaillé au sein d’entreprises ayant beaucoup de succès, notamment la compagnie pour laquelle je travaille actuellement, les aliments Santa Maria, une entreprise en pleine expansion œuvrant dans le domaine de l’alimentation.

Depuis de nombreuses années, je suis un mentor, un mentoré, un leader, un suiveur et un observateur actif. J’ai la chance d’être curieux de nature, ce qui me permet de vivre un vaste éventail de situations et d’expériences. J’aurais aimé prendre un café avec Richard Feynman.

En quoi cela m’a aidé d’être un mentor

Lors d’une journée extraordinaire et inoubliable, mon petit frère Adam a descendu par accident le ravin du Parc Bronte, sans traîneau, à travers les arbres et heureusement sans incident – pour une fois! Notre mère ne serait pas contente d’apprendre la nouvelle, mais l’excitation ne pouvait être étouffée, et demander de garder la mésaventure pour nous aurait de toute façon garanti qu’elle aurait été quand même racontée, en commençant par « Jim a dit de ne pas te dire… ». La vie est parsemée d’incidents, et je pense que ce que j'ai vécu ce jour-là au parc fait en sorte que je suis plus compréhensif avec mes enfants.

De maintes façons, le plus important bienfait d’être mentoré est le réconfort de savoir que quelqu’un veille en quelque sorte sur nous, croit en nous et souhaite nous soutenir. Je crois que cela est immensément stimulant et donne le courage d’expérimenter, de foncer et de vivre pleinement.

Quand j’ai commencé à être un grand frère, je travaillais fort pour planifier les sorties. Un jour, je n’avais rien prévu, alors nous avons simplement passé du temps en ensemble, joué au Lego et à « Space Invaders ». Sur le chemin du retour, il m’a demandé : « pouvons-nous encore faire ça? » Au début, je ne comprenais pas. Tellement de choses sont trop planifiées dans la vie. Adam m’a montré la joie de simplement apprécier la compagnie d’une personne, et être en sa compagnie était merveilleux.

Diriger peut être défini par la création d’une vision assez forte pour susciter l’action d’autrui. Et le leadership peut donc représenter les conversations et ententes qui mènent à cette action, et l’espace mis en place pour ces interactions pour qu’elles se produisent de façon sécuritaire et soient fructueuses.

Je me souviens qu’il y a plus de 30 millions de boîtes de papiers-mouchoirs Royale vendues au Canada chaque année. Pendant trois ans, ce message simple des GFGS était imprimé au dos de la boîte de papiers-mouchoirs Royale :

• Plus de 18 000 enfants sont mentorés, (à ce moment); et nous avons toujours besoin de plus de « grands »
• Les enfants qui sont mentorés sont plus susceptibles de terminer leurs études secondaires et moins susceptibles de consommer de la drogue

Je me souviens encore d’avoir suggéré cette idée à notre propriétaire, en me demandant si j’en demandais trop. Il a immédiatement soutenu l’idée, et maintenant je ne suis jamais gêné de demander, les gens ont le loisir de dire « non ».

Je crois que le mentorat et le leadership se chevauchent considérablement et qu’être un mentor est une bonne façon de s’exercer à développer son esprit d’initiative personnelle.

Il est difficile d’imaginer qu’une personne qui a déjà été un grand frère ou une grande sœur ne voudrait pas inclure son expérience sur son curriculum vitae ou sur son profil Linked In pendant toute sa vie. C’est tout aussi difficile d’imaginer qu’un employeur potentiel ne considérerait pas cela comme une expérience pertinente, même si ça fait 20 ans.

Je crois que les meilleurs leaders de demain sont déjà en formation et s’exercent déjà aujourd’hui, de nombreux d’entre eux en étant mentors. En plus de l’interaction fantastique dont on profite en tant que grande sœur ou grand frère, cela profite à la petite sœur ou au petit frère et à leur communauté. Les nombreux programmes de mentorat offerts fournissent une occasion agréable et simple de développement personnel.

Je vous invite à visiter le site Web www.bigbrothersbigsisters.ca pour obtenir des renseignements. De nombreux anciens sont aussi ravis de partager leur expérience personnelle, probablement quelqu’un que vous connaissez, si vous demandez aux personnes de votre entourage.


mardi 23 avril 2013

Un discours gagnant de petite soeur Savannah


Est-ce qu’on est mardi? J’adore les mardis. Après le club des devoirs, je file à la maison et je me prépare. J’attends près de la porte et guette sa voiture dans l’entrée… je me demande ce qu’on fera ce soir?

Honorables juges, parents et confrères et consœurs concurrents, je souhaite vous parler de l’un des cadeaux les plus précieux que je n’ai jamais reçus, un présent qui a considérablement changé ma vie. Ce cadeau, c’est ma grande sœur Shelby, et l’organisation qui nous a jumelées.

Shelby n’est pas ma sœur de sang. Nous avons plutôt été jumelées par un organisme qui s’appelle Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle. C’est une personne TRÈS spéciale. Shelby a choisi de consacrer 2 à 4 heures de son temps par semaine. Elle a effectué un processus de sélection pour s’assurer qu’elle était une adulte responsable qui avait des choses positives à partager. Et après une entrevue, elle était prête pour sa petite sœur. Moi!

Quand on est ensemble, on discute parfois des choses difficiles que l’on vit quand on est un enfant… comme l’école, les frères et sœurs ou l’intimidation… Et d’autres fois, on ne se soucie de rien, on s’amuse et on rigole.
Shelby et moi adorons regarder des films ensemble, jouer à des jeux, faire du bricolage, de la randonnée, du patin, et même cuisiner.

Une fois, nous avons essayé de faire des carrés au chocolat au beurre d’arachide et à la citrouille, mais nous avons remplacé plusieurs ingrédients pour ESSAYER de rendre la recette plus santé. Et bien, avez-vous déjà entendu l’expression « c’est le trajet qui compte, pas la destination »? J’ai enfin compris ce que cela veut dire. Nous avons eu tellement de plaisir à mélanger les ingrédients, mais quand j’ai goûté à nos carrés… ouch! J’ai fait semblant qu’ils étaient bons, mais j’ai rapidement suggéré de les apporter à la maison afin de les partager avec ma famille. Je voyais bien que ma famille pensait la même chose, ils grimaçaient à chaque bouchée. C’était un peu comme la revanche de la petite sœur, ce qui a rendu l’expérience bien plus savoureuse.

Vous vous demandez peut-être pourquoi un enfant devient un petit frère ou une petite sœur. Certains enfants vivent des situations familiales plus difficiles et ont besoin de quelqu’un de positif dans leur vie, et d’autres vivent dans des familles occupées avec un seul parent... C’est ma vie en gros. J’ai une très bonne mère qui essaie de s’occuper de tout pour tout le monde. J’ai aussi un frère et deux sœurs et nous avons toujours quelque chose à faire. C’est très difficile de passer du temps seule avec ma mère. Avoir Shelby dans ma vie me permet d’avoir l’attention individuelle dont j’ai besoin.

Qu’est-ce que les grands frères et grandes sœurs retirent de cette relation? Ils ont la chance de retomber en enfance avec nous, et ils ont aussi la satisfaction de faire une différence pour un enfant, et peut-être de changer la trajectoire de sa vie.

Les études démontrent que le mentorat aide les enfants à rester à l’école, à éviter les comportements à risque et à devenir des jeunes qui démontrent du respect pour tout. Aider les enfants à atteindre leur plein potentiel peut avoir une incidence positive sur la communauté également, par exemple en contribuant à réduire la pauvreté et le taux de chômage. Le mentorat peut aussi contribuer à rendre les écoles et les communautés plus sécuritaires.

C’est incroyable tous les changements positifs simplement grâce à un adulte qui choisit d’être ami avec un enfant qui a besoin de lui! Je parie que la plupart des enfants du programme ne se rendent pas compte de la rapidité avec laquelle leur vie est transformée, car ils sont trop occupés… simplement à être des enfants et à s’amuser.

Et oui, pour moi, faire partie des Grands Frères Grandes Sœurs est l’une des expériences les plus influentes que j’ai vécues. Il y a quelques années à peine, je souffrais d’un mal qui faisait en sorte qu’il était impossible pour moi de parler. Ce n’est pas avant d’avoir été jumelée que je suis sortie de ma coquille et que j'ai commencé à gagner de la confiance en moi. Et je suis là aujourd’hui devant et j’ai PLEIN de choses à dire. Mes notes sont bonnes, j’ai été nommée étoile au camp l’été dernier parce que j’étais polie et attentionnée, et j’ai même été choisie pour être jeune ambassadrice pour l’exposition locale cette année. Je suis très confiante de la direction que ma vie prend. Mais je n’aurais pu atteindre aucune de ces réalisations sans le soutien que j’ai reçu.

Shelby m’a montré l’importance du bénévolat et j’ai déjà décidé de faire ma part. Je suis actuellement l’une des principales collectrices de fonds pour les Grands Frères Grandes Sœurs, mais ce que je suis le plus impatiente… est que mon tour soit venu d’être une Grande Sœur et de montrer à une petite fille toutes les choses spéciales que Shelby m’a apprises.

Je remercie tout le monde de l’organisation, des membres du conseil d’administration aux membres du personnel et bien entendu, tous les bénévoles. Un merci très spécial à Shelby pour tout le temps que tu m’as consacré – je vais toujours chérir ces moments et m’efforcerai pour que tu sois fière de moi.

Merci,

Savannah
Petite Sœur de l’agence Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle



mardi 2 avril 2013

La génération la plus stressée…


Il y a quelques semaines, nous avons lu un blogue qui a attiré notre attention : « Millennials Come of Age as America's Most Stressed Generation » (Les jeunes du millénaire forment la génération la plus stressée de l’Amérique) rédigé par Arianna Huffington sur le siteThe Huffington Post.

Cela nous a amenés à réfléchir à la raison pourquoi cela était le cas…

Nous avons d’abord pensé que les jeunes du millénaire avaient connu moins de grande difficulté que les générations précédentes en grandissant, comme la Première Guerre mondiale, la grande dépression et la Deuxième Guerre mondiale…

Alors de quoi les jeunes se plaignent-ils? D’où vient tout ce stress?

Mais ensuite, un autre article a attiré notre attention : « Building resilience in our children » (Bâtir la résilience chez nos enfants), et les pièces du casse-tête se sont mises en place.

Tous les jeunes doivent faire face à l’adversité. Oui, certains jeunes auront plus d’épreuves à surmonter que d’autres, mais à un moment ou l’autre, tous les jeunes vivront des moments ou des situations pénibles. La clé est d’avoir la capacité pour se relever et faire face aux difficultés.

C’est ce qu’on appelle la résilience.

En tant qu’adultes, il est normal de vouloir protéger nos jeunes en essayant d’éliminer toutes les situations négatives auxquelles ils sont confrontés. Cependant, est-ce vraiment possible? Je crois que vous connaissez déjà la réponse à cette question.

Nous voulons tous créer un monde meilleur, mais en plus de tenter d’y parvenir, il paraît de plus en plus évident que nous, en tant qu’adultes, devrions concentrer nos efforts à munir nos jeunes d’outils et à leur transmettre la capacité de gérer les aspects peu reluisants de notre monde, n’est-ce pas?!

Pour obtenir plus de renseignements sur la résilience, veuillez consulter les ressources pour les mentors qui sont disponibles sur notre site Web : http://www.bigbrothersbigsisters.ca/en/home/learningmodules/resilience/default.aspx