Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


mardi 24 septembre 2013

Le tout est dans une citation...



Récemment, j’ai eu l’occasion d’entendre un conférencier captivant lors d’un événement des Grands Frères Grandes Sœurs, aux États-Unis. Bien qu’il ne soit pas membre qu’une organisation des Grands Frères Grandes Sœurs, son discours et ses histoires étaient très convainquant. Ayant grandit dans une famille d’accueil, un pronostic peu favorable le précédent, il a démontré le sort qu’ont beaucoup trop d’enfants et de jeunes. Ce fut à la fois émouvant et inspirant. Il avait le don, en particulier, de trouver des phrases incitant à pousser davantage à la réflexion.

« Une collision d’étiquettes »

J’ai été frappé de constater à quel point les étiquettes se changent en prophétie qui se réalise et pourtant, semblent toutefois nécessaires. Lorsque des situations survenaient, « le système » tentait de décrire, de clarifier et de donner forme aux types de soutiens requis pour lui. Il en est résulté un frein à son potentiel.

À chaque virage, les étiquettes précédentes, ce jeune homme ont influencé la façon dont il était reçu, perçu et traité. Son expérience de vie était déjà suffisamment difficile sans le fardeau supplémentaire des idées préconçues à propos de qui il était et de ce qu’il pourrait devenir.

Dans notre cadre de travail sur la planification stratégique, nous discutons comment nous trouvons le bon programme pour le bon jeune. J’espère que nous connaissons l’équilibre entre devoir décrire à des fins informatives et non « étiqueter » d’une façon qui pourrait freiner le potentiel d’un enfant.

« Le discours de notre nation est tout faux »
Oui, je réalise qu’il ne fait pas référence au Canada, mais cela m’a tout de même porté à réfléchir. Dans un blogue récent, j’ai parlé de mes craintes que la question des « coûts d’administration » soit en train de devenir l’unique facteur de la valeur d’une œuvre de bienfaisance.

Dans le même ordre d'idées, Imagine Canada travaille sur un « discours pour le secteur bénévole ». Cet effort fournira un moyen pour les Canadiens de mieux comprendre l’impact collectif du secteur à but non lucratif, les mécanismes de responsabilisation et de transparence en place, la vaste portée du secteur et comment il transforme notre pays. Bref, Imagine Canada (avec le soutien actif d’organismes comme nous) souhaite écrire un nouveau discours; qui honore et estime le travail du secteur.

« Une chance dans le monde »
La personne dont je parle s’appelle Steve Pemberton, directeur principal de la diversité et vice-président de division chez Walgreens, avocat des enfants, conférencier motivateur et auteur. Son histoire est tout le contraire de la vieille expression « pas une chance dans le monde ». En fait, il aide maintenant ceux qui ont un passé semblable au sien grâce à son initiative d’actions sociales; aider les jeunes qui cessent être admissibles au placement en famille d’accueil.

Il est réconfortant de savoir que ce jeune homme s’est libéré de toutes les étiquettes et est devenu à la fois diplômé universitaire, un brillant vice-président d’une importante société pharmaceutique ainsi qu’un fier père et mari. En cours de route, il est également devenu un habile génie des mots… faisant circuler les réflexions sur son cheminement de vie à l’attention des autres.

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada


lundi 16 septembre 2013

Et nous y voici...nous avons 100 ans.


« L’âge ne diminue pas l’immense déception de voir une boule de crème glacée tombée de son cornet ». -Jim Fiebig

Tellement de choses se sont produites en 100 ans. Le monde d’aujourd’hui est pratiquement méconnaissable par rapport à celui de 1913, et par rapport au monde qui a vu grandir le mouvement des Grands Frères Grandes au Canada. Le monde d’aujourd’hui est davantage connecté, tout évolue plus rapidement. Les besoins des enfants semblent tellement plus complexes.

Et nous y voici, nous avons 100 ans.

Comment peut-on être vieux et jeune à la fois? Peu d’organismes ont la réputation et le respect qui accompagnent 100 ans de services exceptionnels prodigués aux enfants et aux familles. Dans des centaines de communautés canadiennes, le personnel et les bénévoles ont changé la trajectoire de la vie des jeunes. La pertinence des programmes de mentorat que les agences des Grands Frères Grandes Sœurs offrent n’est aucunement remise en question. Il est toutefois plus difficile pour les institutions établies d’évoluer de façon continue et significative pour rester dans l’air du temps.


Peut-être qu’il n’est pas vraiment nécessaire de changer l’essence du mentorat. Guy Laliberté, qui a fondé le Cirque du Soleil, a dit : « Nous n’avons pas réinventé le cirque. Nous l’avons présenté d’une manière beaucoup plus moderne ».

Bien que notre « cause » soit centenaire, le mouvement des Grands Frères Grandes Sœurs est celui d’une jeune personne. En effet, l’âge moyen des bénévoles dans les programmes de mentorat dans la communauté était (au moment de notre petit sondage) de 26,1 ans. De plus, 75,5 % de tous les bénévoles impliqués au sein du mouvement sont âgés de moins de 30 ans. Lorsque l’on prend en compte les mentors adolescents impliqués au sein des programmes à l’école, l’âge moyen des bénévoles impliqués dans les programmes sur le terrain est de 21,5 ans.

Le processus de modernisation de la présentation… c’est-à-dire développer de nouveaux programmes significatifs tout en gardant l’essence de la qualité du mentorat… est bien enclenché. Grands Frères Grandes Sœurs continuera d’équilibrer les merveilleux avantages qui viennent avec l’âge – l’expérience, la sagesse, les connaissances – à ceux de la jeunesse – l’énergie, la vitalité, l’enthousiasme – pour créer une organisation fébrile qui amorce son second centenaire de services avec un cornet de crème glacée à deux boules.

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada

mardi 10 septembre 2013

"Sacs du cœur"

En avril 2013, j’ai eu la chance de faire partie des 100 jeunes choisis de part et d’autre au pays pour assister au Sommet de la jeunesse sur l’innovation sociale des Grands Frères Grandes Sœurs. J’ai passé une semaine à Ottawa à me lier d’amitié avec 99 autres extraordinaires jeunes, à découvrir ce qui les passionne et les problématiques qui leur tiennent à cœur. J’ai eu l’occasion de profiter pleinement des conférenciers et des ateliers auxquels nous avons assisté. Cela m’a permis de renforcer mes habiletés en leadership et de travailler à l’élaboration de mon propre plan d’action. C’était passionnant d’être immergée dans une telle atmosphère et d’entendre les autres expliquer leur parcours et leur plan d’action, non seulement pour leur propre avenir, mais aussi pour celui des gens autour d’eux. Il n’y a pas de mots pour décrire à quel point cette expérience a été inspirante. Je me sens extrêmement privilégiée d’avoir participé au Sommet de la jeunesse 2013, car je sais maintenant que ma génération est celle qui changera le monde pour le mieux.

Comme je l’ai mentionné, nous avons consacré beaucoup de notre temps à travailler sur notre plan d’action pendant la durée du Sommet. Ce plan devait porter sur un projet d’innovation sociale que nous devions mettre en œuvre dans notre communauté à notre retour. Pour ma part, j’ai décidé de travailler sur un projet intitulé les « Sacs du cœur ». Ayant grandi à Toronto, j’ai pu constater à quel point l’itinérance est une problématique importante, et qui est souvent négligée, malheureusement. Tous les jours nous passons à côté de sans-abris qui grelottent de froid, et pourtant, nous agissons comme si on ne les voyait pas. Les gens autour de nous disent souvent qu’il « ne fait pas leur donner d’argent, car on ne sait pas ce qu’ils en feront ». Et c’est ainsi que l’idée des Sacs du cœur a vu le jour. J’avais déjà vu un tel projet sur divers blogues sur Internet auparavant, et j’ai pensé qu’il s’agirait de la meilleure façon d’utiliser la bourse de 100 $ généreusement offerte par MasterCard Canada.

Les Sacs du cœur sont en fait de grands sacs Ziploc remplis de différents articles comme une brosse à dents, du dentifrice, des petites serviettes, des craquelins, du savon, des pansements, et des petits mots d’encouragement. Tout plein de petites choses destinées à aider un sans-abri à passer à travers d’une période difficile, et rappeler à une personne dans le besoin que quelqu’un se soucie d’elle.

J’ai passé l’été à recueillir des articles et à remplir autant de sacs que je pouvais, avec l’aide de ma famille et de mes amis. J’ai pu préparer 50 sacs en tout, et j’espère que, quand je reviendrai à Toronto pendant le congé de Noël de l’université, je pourrais distribuer les sacs aux individus dans le besoin dans le centre-ville. Bien que cela n’ait pas été facile de trouver l’aide dont j’avais besoin pour distribuer tous les sacs pendant la saison des fêtes, j’espère être en mesure de trouver des gens prêts à me donner un coup de main alors que je serai à l’extérieur de la ville à l’université. Il y a une chose que le Sommet de la jeunesse m’a définitivement apprise, c’est que, si on est prêt à demander de l’aide, il y a toujours quelqu’un quelque part qui sera disposé à nous aider. J’ai hâte de revenir à Toronto cet hiver pour achever mon plan d’action. J’espère sincèrement que, grâce à ce petit geste de bonté, je pourrai faire une différence dans la vie d’un individu qui a vraiment besoin de savoir que quelqu’un pense à lui, même modestement.

Aliya
Participante au Sommet de la jeunesse 2013 sur l’innovation sociale