Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


lundi 25 novembre 2013

Vous avez le droit de dire non


Je vous invite à réfléchir soigneusement à vos dons cette année. Définissez une stratégie et examinez vos options. Cherchez à faire des dons qui auront un impact dans la communauté et généreront des résultats concrets. Et, oui, visez à donner davantage. Donner fait du bien. En donnant, vous investissez dans la communauté, dans la vie d’un enfant, et dans le bien-être et la prospérité future de la planète. Je crois sincèrement qu’il n’y a aucun autre investissement qui n’en vaille plus la peine.

Il y a plus de 85 000 organismes caritatifs enregistrés au pays. Il est donc inévitable que nous soyons tous sollicités pour des dons plusieurs fois dans l’année. La plupart d’entre nous acceptent cette réalité, et pourtant, beaucoup trouvent l’idée de se faire demander de l’argent pour le moins désagréable. On ressent parfois de la culpabilité et on sent la pression de « faire une bonne action ». J’œuvre dans le secteur de la collecte de fonds depuis dix ans, et je peux vous dire que ce n’est pas une façon de faire efficace et personne ne devrait vous faire sentir coupables.

Je peux aussi vous dire que vous avez le droit de dire non. Jouer sur la culpabilité peut fonctionner temporairement, mais il ne s’agit pas d’une technique de collecte de fonds viable à long terme. En effet, cette technique ne permet pas de tisser des relations et n’inspire pas les gens. C’est votre décision de donner, et, avant tout, vous devriez vous sentir bien en posant ce geste.

Certains d’entre nous éprouvent de la difficulté à dire non. Nous sommes sollicités de toutes parts. Les magasins où nous faisons nos courses et les restaurants où nous mangeons nous demandent des dons, sans parler des besoins financiers de nos proches et de notre propre foyer. J’imagine que la beaucoup d’entre nous auraient les moyens de donner quelques sous ou même un cinq cents à chaque organisme de charité du pays, mais s’agit-il d’une manière efficace d’apporter une contribution significative à la société?

N’oubliez pas que des frais administratifs accompagnent chaque don versé. Comme toute autre entreprise, les organismes caritatifs gèrent leur argent, leurs effectifs, font la promotion de leur marque et bien sûr, offrent un service important à la communauté, tout cela sous la loupe constante du gouvernement comme du grand public.

Je ne suis pas en train de dire de ne plus faire de dons. Non seulement la majorité des 85 000 organismes de bienfaisance du pays méritent votre appui, mais ils en dépendent pour survivre et continuer à enrichir la vie des Canadiens. Grands Frères Grandes Sœurs ne fait pas exception. Puisque moins de 20 % de notre financement provient des divers paliers du gouvernement, notre existence même reposera toujours sur l’apport financier des particuliers.


Garner Beckett
Directeur du développement
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada

mardi 19 novembre 2013

La vie est trop courte pour laisser place à la haine.


En tant que jeune femme faisant ses premiers pas dans le monde des adultes, je me remémore une époque plus simple. Je songe aux événements qui ont pavé chaque jalon, brique par brique, sur le long chemin aux multiples voies que nous appelons la vie. Ce faisant, je me souviens que pour parvenir là où je suis aujourd'hui, j’ai traversé les moments les plus désagréables de grandir. Cette partie est communément nommée l’intimidation. Rétrospectivement, mon enfance a été criblée de propos impitoyables et de sarcasmes. Je suis réellement reconnaissante d’avoir eu ma famille aimante pour me soutenir contre vents et marées. Malheureusement, les gens n’ont pas tous cette chance. J’ai vu plusieurs de mes amis aller dans tant de directions; et elles ne sont pas toutes reluisantes. L’acné n’est pas la seule imperfection dans la vie d’un adolescent. L’intimidation est un véritable problème que nous devons régler en tant que société. Pourquoi les gens devraient-ils se faire tourner en dérision parce qu'ils sont homosexuels, en raison de la couleur de leur peau, de leur taille et leur poids, de leur religion ou même de leur personnalité?!?!?

Près d’une année est passée depuis ma participation au sommet avec les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada. Nous avions alors été mis au défi de devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde. Tant de personnes partageant les mêmes préoccupations dans un seul endroit, tant de gens différents, pourtant, les gens que j’ai rencontrés m’ont si bien accueillie. Cette expérience étrange de se sentir comme la sœur de plus de cent personnes m’a amené à réfléchir : Qu’en serait-il si je pouvais démontrer le même amour à d’autres personnes? J’ai fait partie d’un groupe de lutte contre l’intimidation pendant environ un an à partir de ce moment et j’ai décidé de tourner mon attention vers ce problème qu’est l’intimidation. J’ai reçu un budget de publicités de 100 dollars avec cet argent, je sensibilise en donnant des motivations à une élève chanceuse de secondaire 5. Une personne qui démontre la même compassion dont j’ai fait preuve quand j’étais au secondaire. Cette personne doit être un phare; une couverture chaude pour faire une métaphore.

Je compte devenir une grande sœur à nouveau et de passer le flambeau à notre jeunesse, parce que si personne ne le fait, nous nous retrouverons coincés dans une existence incertaine à travers les guerres civiles. Nous sommes de la même espèce, et pourtant, nous nous comportons les uns envers les autres de façon si indigne.

La vie est trop courte pour laisser place à la haine.
~Willa Julius

mardi 12 novembre 2013

Jeunes au bureau


Le 5 novembre a Ottawa, les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (GFGSC) et les Clubs des garçons et filles du Canada (CGFC) ont organisé en partenariat la première journée annuelle Jeunes au bureau : LA JOURNÉE D’OBSERVATION AU TRAVAIL SUR LA COLLINE PARLEMENTAIRE.

Des jeunes âgés de 15 à 25 ans ont eu l’occasion d’en apprendre sur les possibilités d’emploi grâce à des députés et aux membres de leur personnel. 60 jeunes et 40 députés et membres de leur personnel ont passé la journée ensemble dans le cadre d’une initiative conjointe afin d’inspirer les jeunes sur le monde du travail et les informer sur différentes possibilités d’emploi au gouvernement et en politique au Canada.

Tous les chefs de partis ont participé à la Journée d’observation au travail. Vous trouverez des photographies ci-jointes. Ma préférence personnelle va à celles des jeunes que nous avons jumelés au premier ministre. Ils se sont rencontrés au 24 Sussex Drive (la résidence du premier ministre). Le premier ministre a aussi souligné l’événement en honorant le 100e anniversaire des Grands Frères Grandes Sœurs.

La ministre Candice Bergen a donné le coup d’envoi avec son mot d’ouverture lors du petit-déjeuner auquel 120 personnes ont pris part

La journée a été très inspirante, voir les jeunes s’affairer sur la Colline du Parlement, assister à des réunions privées de comité sur les affaires autochtones, rencontrer un ministre du Honduras et discuter au sujet de l’implication des jeunes, voir une distributrice de boissons gazeuses de marque Coke datant de 1958 encore fonctionnelle au second sous-sol du parlement et écrire des discours pour les députés et dîner en compagnie des députés au restaurant parlementaire.

Au moment de se dire au revoir, les différents députés et membres de leur personnel ont serré les jeunes dans leurs bras; indiquant à quel point ils ont apprécié passer du temps avec cette jeunesse rafraîchissante, en leur disant souhaiter revivre l’expérience et leur demandant de rester en contact. Ils ont mentionné être très étonnés par tout ce que cette expérience leur a apporté.

Les jeunes des Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (GFGSC) et des Clubs des garçons et filles du Canada (CGFC) ont été nos meilleurs ambassadeurs!



jeudi 7 novembre 2013

Un hommage du jour du souvenir


Il est rare que le fait même de se tenir debout à un endroit en particulier puisse faire ressentir à quelqu’un un sentiment de malaise, de paix et de fierté à la fois.

Au cours de l’été, j’ai eu la chance de voyager en France avec mon épouse et nos trois filles. Comme nos filles iront bientôt ou sont déjà à l’université, nous nous sommes dit que cela pourrait bien être nos dernières vacances en famille avant très longtemps.

Durant nos vacances, nous avons visité les plages de Normandie, de Dieppe, le site du raid infortuné de 1942 mené par les Canadiens et les plages du jour J de Juno, de Gold et d’Omaha. C’était remarquable de circuler le long de la côte avec d’un côté la Manche et de l’autre les villages pittoresques, et de voir les drapeaux canadiens flotter fièrement. Ce n’est qu’à ce moment que nous avons réalisé que nous étions à Dieppe le jour avant le 71e anniversaire de l’attaque. Encore aujourd'hui, on rend hommage et on se souvient des contributions du Canada.

Tant de réflexions et d’observations subsistent de ces quelques jours :

• Nous avons vu le cimetière de Dieppe, petit et loin de la ville, mais immaculé. Les pierres tombales étaient remplies de noms de jeunes hommes âgés de seulement 18 ans. Nous avons discuté du fait qu’au lieu d’aller à l’école, les jeunes hommes de l’époque partaient pour la guerre.
• Nous avons visité le Centre Juno Plage. Il y a quelques années seulement, un groupe d’anciens combattants a organisé la construction d’un souvenir permanent de la deuxième plage la plus sanglante des débarquements du jour J. Les Canadiens ont combattu de peines et misères sur les plages et finalement en Hollande et en Belgique. À voir les fortifications qui les attendaient, je ne peux imaginer le courage que cela a dû prendre pour sauter des péniches de débarquement ce jour-là.
• La portée et l’ampleur de la guerre. Après avoir vu les vestiges du port flottant construit par les Alliés à l’étendue proprement dite du cimetière commémoratif des États-Unis à Omaha, j’ai frissonné devant la complexité, le coût en vies humaines et l’énormité de la tâche que représentait le débarquement en ce 6 juin.

Aujourd'hui, seuls les vestiges historiques subsistent de ces batailles. Ces deux jours, à visiter ces sites nous a permis à ma famille et moi de célébrer notre fierté d’être Canadiens, d’éveiller un sentiment de gratitude envers une autre génération et de réfléchir aux horreurs de la guerre.

Mon beau-père a servi durant la guerre de Corée. Chaque année, nous assistons à la cérémonie du jour du Souvenir et remercions ces hommes et ces femmes qui ont contribué à notre liberté pour leur courage et leur dévouement. Cette année, après avoir visité certains des endroits où les Canadiens se sont démarqués, je serai particulièrement reconnaissant.

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada