Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


lundi 15 décembre 2014

Une experience de vie transformative.

Je m’appelle Jennifer et j’ai eu la chance de participer au voyage des Grands Frères Grandes Sœurs du Canada et Live Different en République Dominicaine où nous avons construit une maison et un club pour enfants. Ce fut une véritable expérience de vie transformatrice que je recommande à tous de faire au moins une fois dans sa vie.

Notre équipe comptait 22 Canadiens provenant de partout au pays (personnel, bénévoles et Petits). Au cours de ce voyage, nous avons réellement adhéré aux valeurs, à l’énoncé de mission et au véritable esprit de mentorat. Je n’ai jamais été aussi fière de travailler pour les Grands Frères Grandes Sœurs. Un des Petits du groupe a affirmé : « Les Grands Frères Grandes Sœurs ont eu un impact énorme sur ma vie; et je voulais faire partie de ce voyage afin de redonner et de faire une différence dans la vie de quelqu'un d’autre ». Nous ne nous doutions pas que les gens que nous rencontrerions auraient une influence merveilleuse sur nos vies.

La communauté au sein de laquelle nous avons travaillé a été extraordinaire. Ces gens vivent dans des conditions très difficiles et ils possèdent peu de biens, mais ils ont un esprit de coopération remarquable, un sentiment d'appartenance à la communauté et un sentiment de bonheur authentique formidables, ainsi qu’une belle notion de ce qui est réellement important dans la vie. Je crois qu’ils nous en ont appris davantage que nous leur en avons appris. Ils ont été si accueillants, attentionnés, bienveillants et si reconnaissants de notre présence parmi eux et du temps que nous leur consacrions.

Ils sont venus en grand nombre pour travailler avec nous et malgré la barrière du langage des liens fascinants se sont tissés. Votre cœur se gonfle durant le séjour au fur et à mesure que vous êtes touché par ce que vous voyez, par les gens que vous rencontrez et la différence radicale au niveau du style de vie. Vous découvrez le véritable sens de ce qui est important et de ce qui compte vraiment. Là où ils vivent, ils n’ont que six heures d’électricité par jour, ils n’ont pas l’eau courante et la majorité d’entre eux ne possèdent ni réfrigérateur, ni cuisinière, ni toilette à l’intérieur de leur demeure. Ce qu’ils possèdent par contre est une vision magnifique de la vie et de la communauté en plus de veiller les uns sur les autres. Ils apprécient ce qu’ils ont et sont reconnaissants envers la vie et leur famille. Ce fut véritablement une expérience enrichissante révélatrice que je n’oublierai jamais.

Cette expérience m’a transformée à tout jamais et je n’ai pas le même regard sur la vie qu’auparavant. Je suis plus humble, plus reconnaissante, davantage appréciative et j’ai changé pour toujours. Je suis reconnaissante envers les Grands Frères Grandes Sœurs, West Jet et Live Different de m’avoir permis de vivre cette occasion inouïe et unique!


Jennifer Dalziel
Travailleuse sociale de jumelage individuel
Grands Frères Grandes Sœurs de Peel


Nous aimerions savoir ce que votre famille compte faire pour redonner à votre communauté. Cela pourrait même inspirer d'autres personnes à faire de même. Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas partager avec nous votre plus beau cadeau des Fêtes? Quel est votre moment préféré des Fêtes? Quelle est votre plus belle tradition familiale pendant les Fêtes? Envoyez-nous des images, des histoires, des vidéos sur Tweeter sur #GreatestGift à @BBBSC ou publiez-les sur notre page facebook. Cela peut être quelque chose de simple, du moment qu’il ne s’agit pas de choses matérielles.

lundi 8 décembre 2014

Une amitié durable depuis plus de quarante ans


J’ai eu la chance de connaître Omer Jerry Foisy depuis pour de quarante ans et j’en remercie les Grands Frères.

Jerry et moi avons vécu de nombreuses aventures au fil des ans que je n’aurais pas expérimenté sans sa présence dans ma vie. Avec le temps, nos familles se sont entrecroisées au point où ma mère s’est mise à considérer pour de bon Jerry comme son cinquième enfant et sa famille comme faisant partie de la famille. Nous avons partagé des naissances, des décès, des premières communions, des remises de diplômes, des mariages et des anniversaires marquants, parmi de nombreux événements de nos vies respectives. Je voue un si grand respect et admiration à Jerry que je l’ai choisi pour être le parrain de mon fils, Steve.

Dès le début, Jerry m’a toujours montré l’importance de la confiance, de l’amitié et de la famille et de la valeur du bénévolat; des valeurs essentielles pour moi aujourd'hui.

Si je n’avais pas rencontré Jerry Foisy, je ne sais pas comment ma vie aurait été différente, mais je sais qu’elle est meilleure parce qu’il a toujours été là pour moi. Nous pouvons être sans nouvelles l’un de l’autre pendant de longues périodes, mais lorsque nous nous retrouvons, c’est comme si nous n’avions jamais été séparés.

J’ai eu le choix quand Jerry s’est présenté à notre porte en 1969, mais je sais qu’il n’y avait pas meilleur Grand Frère pour moi.

Bien que je ne l’aie jamais dit à haute voix, Jerry, je tiens à te dire que je t’aime et je te remercie d’être une si grande influence positive dans ma vie.

Par Jim Clendenning

lundi 1 décembre 2014

Tout ce que je souhaite pour Noël c’est…des CHAUSSETTES!

Sans blague, j’adore les chaussettes. Je peux porter une belle paire de chaussettes jusqu'à ce qu’elle n’ait plus d’élastique ou que mes orteils commencent à en sortir. L’an dernier pour Noël, mes enfants m’ont acheté des chaussettes vraiment très stylées. Cette année, j’espère en recevoir encore. Rien d’autre sous le sapin pour moi, s’il vous plaît!

Tout le monde aime donner et recevoir des cadeaux aux Fêtes. Lorsque nous ouvrons des cadeaux, nous nous sentons aimés et cela nous rappelle tous les plaisirs de notre enfance. Et qui n’aime pas gâter ses enfants avec une montagne de cadeaux? Ce n’est qu’une fois par année après tout, si l’on ne compte pas les anniversaires, les remises de diplôme, Pâques, la St-Valentin, la fête nationale, la fête du Canada… et toutes les autres occasions diverses de faire des cadeaux.

Inutile de vous rappeler que beaucoup en font bien trop quand ils offrent des cadeaux, surtout pendant les Fêtes. Je ne suggère pas que nous devrions arrêter de faire des cadeaux, mais cela donne à réfléchir...

http://www.bigbrothersbigsisters.ca/fr/accueil/donate/default.aspx
D’innombrables enfants canadiens que nous mentorons ne recevront rien ou presque rien cette année pour Noël. Ils iront à l’école en janvier et se sentiront en marge de leurs amis qui parleront tous de leurs nombreux cadeaux. Vous connaissez ces enfants; ils vivent dans vos communautés. Pour être honnête, les cadeaux (ou ne pas en recevoir) sont le cadet des soucis auxquels ils sont confrontés. Ils sont exposés à des choses qu’aucun enfant ne devrait avoir à subir. Ils risquent d’être ignorés ou oubliés. Ils risquent de faire les mauvais choix de vie. Ce sont de bons enfants qui méritent d’avoir une chance de réussir.

C’est là que les chaussettes entrent en jeu. Depuis quelques années, notre famille s’efforce d’accorder moins d’importance aux cadeaux tout en réfléchissant à ce que nous pouvons faire pour les autres. Mes deux garçons sont âgés de trois et six ans et pour eux, il n’y a jamais « trop de cadeaux ». Vous savez, les enfants sont égocentriques à cet âge-là, mais c’est également un âge formidable pour leur parler de bonté et de compassion envers les autres et de les impliquer dans les décisions familiales.

Si vous n’avez encore jamais discuté en famille des choses importantes que vous pourriez faire pour les autres pendant les Fêtes, j’espère que vous le ferez cette année. Envisagez de réduire un peu votre budget cadeau et, à la place, décidez en famille de ce que vous pourriez faire avec l’argent qu’il vous reste. Au Canada, le budget moyen pour les Fêtes est d’environ 1 000 $ par personne. En comparaison, la moyenne des dons de bienfaisance était d’environ 270 $ par personne en 2012, et ce, pour l’année au complet!1 Il n’est pas nécessaire de donner de l’argent. Vous pouvez donner des vêtements ou des articles ménagers, vous pouvez demander à vos enfants de trier leurs jouets pour donner ceux avec lesquels ils ne jouent plus, ou vous pouvez donner de votre temps. En commençant une nouvelle tradition familiale aux Fêtes, vous avez l’occasion de prouver à vos enfants (plutôt que de leur dire) que les Fêtes ne sont pas seulement une question de cadeaux.

Partagez avec nous. Nous aimerions savoir ce que votre famille compte faire pour redonner à votre communauté. Cela pourrait même inspirer d'autres personnes à faire de même. Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas partager avec nous votre plus beau cadeau des Fêtes? Quel est votre moment préféré des Fêtes? Quelle est votre plus belle tradition familiale pendant les Fêtes? Envoyez-nous des images, des histoires, des vidéos sur Tweeter sur #GreatestGift à @BBBSC ou publiez-les sur notre page facebook. Cela peut être quelque chose de simple, du moment qu’il ne s’agit pas de choses matérielles.

Enfin, si votre famille décide de faire un don, voici pourquoi nous croyons qu’un don aux Grands Frères Grandes Sœurs est le plus beau cadeau que vous ferez de l’année...

Les Grands Frères Grandes Sœurs donnent aux enfants de votre communauté les outils dont ils ont besoin pour surmonter les difficultés qu’ils rencontrent. Ce faisant, nous aidons ces jeunes à atteindre leur plein potentiel. Nos travailleurs sociaux professionnels salariés à travers le pays soutiennent, jour après jour, les relations importantes entre les jeunes à risque et les mentors bénévoles. Nos mentors ne sont pas des super héros. Ils sont présents et écoutent. Dans de nombreux cas, ce seul fait peut faire toute la différence dans le monde d’un enfant qui a besoin de conseils et de soutien. Donnez.

Garner Beckett
Directeur du développement
Grands Frères Grandes Soeurs du Canada

1 Statistique Canada - Dons de charité

lundi 27 octobre 2014

La vie est trop courte pour laisser place à la haine


En tant que jeune femme faisant ses premiers pas dans le monde des adultes, je me remémore une époque plus simple. Je songe aux événements qui ont pavé chaque jalon, brique par brique, sur le long chemin aux multiples voies que nous appelons la vie. Ce faisant, je me souviens que pour parvenir là où je suis aujourd'hui, j’ai traversé les moments les plus désagréables de grandir. Cette partie est communément nommée l’intimidation. Rétrospectivement, mon enfance a été criblée de propos impitoyables et de sarcasmes. Je suis réellement reconnaissante d’avoir eu ma famille aimante pour me soutenir contre vents et marées. Malheureusement, les gens n’ont pas tous cette chance. J’ai vu plusieurs de mes amis aller dans tant de directions; et elles ne sont pas toutes reluisantes. L’acné n’est pas la seule imperfection dans la vie d’un adolescent. L’intimidation est un véritable problème que nous devons régler en tant que société. Pourquoi les gens devraient-ils se faire tourner en dérision parce qu'ils sont homosexuels, en raison de la couleur de leur peau, de leur taille et leur poids, de leur religion ou même de leur personnalité?!?!?

Près d’une année est passée depuis ma participation au sommet avec les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada. Nous avions alors été mis au défi de devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde. Tant de personnes partageant les mêmes préoccupations dans un seul endroit, tant de gens différents, pourtant, les gens que j’ai rencontrés m’ont si bien accueillie. Cette expérience étrange de se sentir comme la sœur de plus de cent personnes m’a amené à réfléchir : Qu’en serait-il si je pouvais démontrer le même amour à d’autres personnes? J’ai fait partie d’un groupe de lutte contre l’intimidation pendant environ un an à partir de ce moment et j’ai décidé de tourner mon attention vers ce problème qu’est l’intimidation. J’ai reçu un budget de publicités de 100 dollars avec cet argent, je sensibilise en donnant des motivations à une élève chanceuse de secondaire 5. Une personne qui démontre la même compassion dont j’ai fait preuve quand j’étais au secondaire. Cette personne doit être un phare; une couverture chaude pour faire une métaphore.

Je compte devenir une grande sœur à nouveau et de passer le flambeau à notre jeunesse, parce que si personne ne le fait, nous nous retrouverons coincés dans une existence incertaine à travers les guerres civiles. Nous sommes de la même espèce, et pourtant, nous nous comportons les uns envers les autres de façon si indigne.

La vie est trop courte pour laisser place à la haine.
~Willa Julius

mercredi 1 octobre 2014

Ma vie égoïste en tant que Grand Frère

J’ai été Grand Frère pendant plus de trente ans, sans intention de tirer ma révérence. J’ai été garçon d’honneur au mariage d’un Petit, un Petit a donné mon prénom à son bébé, j’ai aidé un Petit à surmonter le décès de sa mère et de son meilleur ami, j’ai traversé le pays en motocyclette en compagnie d’un Petit devenu adulte, et j’ai même participé à plusieurs événements promotionnels de quatre jours/soirées par mauvais temps afin de sensibiliser les gens à notre organisation locale des Grands Frères Grandes Sœurs.

Je me souviens du jour où j’ai fait ma toute première demande pour devenir mentor. J’ai eu de longues conversations avec mon travailleur social assigné pour expliquer que, même si j’étais un homme fort jeune, aux cheveux longs, possédant une motocyclette et ne possédant pas de voiture, j’étais très responsable et je conduisais de façon sécuritaire. Il m’a fallu être très convaincant afin de persuader mon travailleur social et la mère de mon Petit de convenir que j’étais digne de confiance et que mon Petit pouvait prendre place dans le seul véhicule que je possédais; une énorme motocyclette de tourisme.

Mon expérience en tant que Grand Frère a commencée le jour où j’ai rencontré mon Petit et sa mère. J’ai à nouveau fait un grand discours à la mère de mon Petit et à notre travailleur social concernant ma conduite sécuritaire et responsable, et à un certain moment mon tout nouveau et tout jeune ami et moi avons pris la route. Je pouvais voir le visage de sa mère dans le rétroviseur, je pouvais déceler une combinaison de joie et d’appréhension. J’ai peut-être regardé de trop près, car ensuite… j’ai eu un accident. Ce fut mon seul et unique accident à vie. En fait, ce n’était pas grave du tout, mais dans mon esprit c’était monumental! Mon Petit a trouvé cela amusant et sa mère s’est avérée être une sainte.

Et c’est ainsi que j’ai entrepris un parcours de trente ans d’égoïsme pur et dur. J’ai eu droit à une abondance de sourires et de hochements de têtes approuvant pendant ces décennies mon dévouement envers ce programme remarquable. Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que même si je suis fier de mon rôle en tant que modèle et du temps et des efforts que j’ai consacrés à partager ma vie bienheureuse avec d’autres, tout a tourné autour de mes sentiments, ma satisfaction et mon estime de soi. Parce qu’en fin de compte, en étant Grand Frère pendant toute ma vie adulte et en permettant à ces relations importantes de faire partie de ma vie, j’ai été très privilégié. Autrement dit, j’ai eu une vie meilleure grâce aux Grands Frères Grandes Sœurs. La prime est qu’en canalisant mon égoïsme dans un esprit de bénévolat communautaire, j’ai peut-être également fait une contribution positive ça et là!

par Andy Beesley

mardi 2 septembre 2014

Des années de belle amitié


Je m’appelle Wanda (Hayek) Coates et je suis une Petite Sœur. Ma Grande Sœur se nomme Elizabeth. Aujourd'hui adulte, je suis mariée et j’ai un enfant.

Elizabeth et moi avons été le premier jumelage à Winnipeg, au Manitoba, en 1970. J’avais douze ans à cette époque. Je me souviendrai toujours de ce jour. Elizabeth a été une grande inspiration dans ma vie.

Grandir a été difficile avec seulement un père, un frère et une sœur. Mon père est le meilleur homme au monde et il savait que ma sœur et moi avions besoin de mentors dans nos vies. Lorsqu’il nous a inscrites aux Grandes Sœurs, nous étions très enthousiasmées.

Dès ma première rencontre avec Elizabeth, j’ai su que nous étions définitivement un excellent jumelage. Nous avons fait tellement de choses amusantes. Nous nous réunissions souvent avec toutes les autres Grandes et Petites Sœurs de Winnipeg pour faire toutes sortes d’activités comme entre autres aller patiner et assister à un spectacle du cirque Shrine et des Ice Capades. À l’époque, le groupe était petit alors nous pouvions faire des sorties toutes ensemble.

Au fil des ans, Elizabeth et moi sommes demeurées très bonnes amies. Elle a été là pour moi à mon mariage, à la naissance de ma fille et le décès de ma mère et plusieurs autres occasions. Je pourrais continuer indéfiniment à décrire la personne spéciale qu’elle est véritablement. Je n’aurais pu demander une personne plus merveilleuse qu’Elizabeth.

Je suis heureuse d’avoir partagé cette histoire et j’espère que d’autres Petites Sœurs vivront l'expérience enrichissante que j’ai eue. Je n’aurais pas eu d’histoire à partager si ce n’était des Grands Frères Grandes Sœurs, et je vous en remercie de tout cœur.

par Wanda Coates

lundi 25 août 2014

Un garçon et un homme — Une amitié durable depuis plus de quarante ans


J’ai eu la chance de connaître Omer Jerry Foisy depuis pour de quarante ans et j’en remercie les Grands Frères.

Jerry et moi avons vécu de nombreuses aventures au fil des ans que je n’aurais pas expérimenté sans sa présence dans ma vie. Avec le temps, nos familles se sont entrecroisées au point où ma mère s’est mise à considérer pour de bon Jerry comme son cinquième enfant et sa famille comme faisant partie de la famille. Nous avons partagé des naissances, des décès, des premières communions, des remises de diplômes, des mariages et des anniversaires marquants, parmi de nombreux événements de nos vies respectives. Je voue un si grand respect et admiration à Jerry que je l’ai choisi pour être le parrain de mon fils, Steve.

Dès le début, Jerry m’a toujours montré l’importance de la confiance, de l’amitié et de la famille et de la valeur du bénévolat; des valeurs essentielles pour moi aujourd'hui.

Si je n’avais pas rencontré Jerry Foisy, je ne sais pas comment ma vie aurait été différente, mais je sais qu’elle est meilleure parce qu’il a toujours été là pour moi. Nous pouvons être sans nouvelles l’un de l’autre pendant de longues périodes, mais lorsque nous nous retrouvons, c’est comme si nous n’avions jamais été séparés.

J’ai eu le choix quand Jerry s’est présenté à notre porte en 1969, mais je sais qu’il n’y avait pas meilleur Grand Frère pour moi.

Bien que je ne l’aie jamais dit à haute voix, Jerry, je tiens à te dire que je t’aime et je te remercie d’être une si grande influence positive dans ma vie.

Par Jim Clendenning

mardi 12 août 2014

Une aventure extraordinaire


Pendant plusieurs semaines, alors que je me rendais au travail, je passais devant une grande affiche annonçant le « SOLDE TENTE EDDIE BAUER – RÉDUCTION DE 70 % le samedi 19 octobre ». J’avais justement besoin d’une nouvelle tente (ou deux!) pour le camping.
Quelle aubaine, et juste au bon moment!

Pour vivre une petite aventure spéciale, mes Petits Frères Matthew et Danny et moi, nous sommes levés à l’aube samedi matin pour être certains de mettre la main sur les meilleures tentes. Je savais qu’à ce prix, elles s’envoleraient rapidement. Il s’agirait d’une bonne occasion pour montrer aux garçons le pouvoir de l’observation, la patience et la frugalité.

Nous sommes arrivés au magasin avant 8 h. Des employés installaient une énorme présentation extérieure avec des affiches et des banderoles… les employés travaillent sous un grand auvent dans le stationnement, déplaçaient des boîtes… Nous avons attendu patiemment jusqu’à l’ouverture du magasin, puis nous sommes précipités à l’intérieur. J’ai rapidement repéré un vendeur et lui ai demandé « dans quelle section sont vos ventes!? » Après une pause que j’ai attribuée au fait qu’il était encore tôt et que l’employé n’avait peut-être pas pris son café du matin, il m’a répondu quelque chose comme « heu… dehors dans le stationnement… »


Super! Nous nous sommes dirigés vers l’auvent (que certaines personnes appellent « tente »…), et je demande au vendeur, tout emballé, où sont les tentes. J’ai dû répéter la question, et après m’avoir jeté un drôle de regard, et un « pardon? » j’ai répété ma question. Je mentionne alors l’affiche annonçant les tentes que j’ai vues sur le bord de la route au cours des dernières semaines. De façon un peu maladroite, le vendeur pointe vers le haut et dit « monsieur, nous n’avons pas de tentes. Nous avons des vêtements en solde… sous cette tente… » Suivi d’une longue pause embarrassante, alors que j’assimilais ce qu’il venait de me dire...

« Ha, je vois. C’est une vente dans une tente. Heu… merci ».

De retour à la voiture, les garçons se tordaient de rire et se moquaient de la situation, qu’ils avaient rapidement comprise.
« Eddie Bauer fabrique vraiment des tentes! Je les ai vues en ligne! » ai-je insisté.
Apparemment, ces tentes ne sont vendues qu’aux États-Unis.

Nous sommes allés dévorer un déjeuner de consolation à la place et j’ai boudé dans mon sirop d’érable.

Les « garçons », qui ont maintenant 20 et 24 ans respectivement, aiment encore me demander s’il y a une bonne vente de tentes en ce moment.


Joel Porter
Grands Frère


lundi 21 juillet 2014

Les données massives


Deux sacs de carottes. C’est ce que contient mon bac à légumes en ce moment. Je réfléchis à ce que je vais en faire. Ce n’est pas parce que je raffole du gâteau aux carottes. Ce n’est pas non plus lié à une envie irrésistible ni même dans le but de réduire significativement des niveaux de bêta-carotène. Non, rien de tout cela. Il s’agit sans équivoque d’une bévue d’achat d’épicerie. Le résultat d’une liste d’épicerie piètrement planifiée et, surtout, une supposition de la part du chargé d’épicerie en chef de notre famille (en l’occurrence… moi). Une erreur qui aurait été évitée si j’avais simplement pris le temps de vérifier si nous en avions, de vérifier les « données », pour ainsi dire.

En quoi le contenu de mon réfrigérateur est-il pertinent à…, tout ce qui vous concerne? Croyez-le ou non, cela concerne mon sujet d’aujourd'hui : « données massives ». Le terme renvoie à la notion que nous sommes entourés par de vastes quantités de données pouvant être traduites renseignements pratiques.

Les données massives consistent à bien comprendre la pléthore de renseignements qui nous entourent afin d’éclairer nos décisions. Les compagnies à but lucratif le font régulièrement; mon compte sur un site de livres numériques en est un excellent exemple. Récemment, j’ai consulté le site pour découvrir certains livres numériques susceptibles de m’intéresser. Je n’ai pas eu le temps de me décider, car je devais partir. Plusieurs jours plus tard, j’ai reçu un courriel qui me proposait de « jetez un autre coup d’œil à ___ ». De plus, le message incluait une liste de quelques livres supplémentaires susceptibles de m’intéresser selon mes achats/évaluations récents. Et vous savez quoi? J’en ai acheté un, là, sur-le-champ. Remarquable. Je me suis dit : « Cette compagnie me connaît ». Elle comprend ce que j’aime et le rend facilement accessible. Cela s’est avéré un excellent livre pour moi et un profit pour elle. Mutuellement bénéfique.

Je vois le terme plusieurs fois par semaine dans mon fil de nouvelle sur LinkedIn et fais même partie de quelques groupes spécifiquement axés sur le sujet. Malgré tout ce bavardage, j’ai remarqué une lacune intéressante; il semble, selon mon expérience jusqu’ici, que le secteur à but non lucratif porte des œillères. Lors d’une conférence que j’ai donnée plus tôt cette année, j’ai demandé à l’audience composée d’environ 60 employés du secteur à but non lucratif s’ils avaient déjà entendu le terme. La réponse? Non. Pas. Une. Main. J’étais ahurie et ma session à mis le cap sur une conversation inattendue bien qu’extrêmement intéressante.

Fait intéressant, je ne pense pas qu’il s’agisse d’organisations ne sachant pas ce qu’elles pourraient en tirer. J’ai plutôt tendance à croire que le problème est qu’elles n’ont pas le temps. Bien que cela puisse être vrai, on pourrait tout aussi bien soutenir qu’elles doivent trouver le temps. Que pourrions-nous apprendre à propos des participants de nos programmes, des gens qui nous aident, de nos donateurs, des agences des alentours, etc. si nous prenions le temps d’examiner de près les renseignements dont nous disposons à leur sujet? J’ai remarqué lors de nos discussions que souvent nous disons « penser » que les participants des programmes ont besoin de ceci ou de cela. J’ai aussi constaté que par la suite, qu’il nous arrive d’établir des programmes selon ce besoin perçu. Parfois cela fonctionne bien, car nous comptons beaucoup de gens compétents formés afin d’identifier et de combler de telles lacunes en matière de service. Et ils font un travail incroyable dans ce sens. Cependant, de nos jours, grâce à la grande quantité de renseignements disponibles, aux outils qui se trouvent au bout de nos doigts et qui nous permettent de les analyser de façon approfondie, nul besoin de « deviner ». Si prendre le temps de comprendre les renseignements signifie mieux servir les participants, collecter plus de fonds ou établir de meilleurs partenariats, ne devons-nous donc pas à tous ceux qui nous entourent de faire exactement cela? Je sais que le temps est l’élément le plus précieux (et rare!) dans le secteur à but non lucratif, mais tout comme dépenser de l’argent pour acquérir un article utile, s’accorder le temps de comprendre peut être un investissement qui en vaut la chandelle.

Je ne l’ai pas fait et je me suis retrouvée avec BEAUCOUP de carottes; car je n’ai pas vérifié les données.

Au fait, connaissez-vous une bonne recette de gâteau aux carottes?



Malcolm McAuley
Directeur du projet Phoenix
Grands Frères Grandes Soeurs du Canada

mercredi 9 juillet 2014

Une amitié de plus de quatre décennies


Par Omer J. Foisy

L’année : 1971. Le lieu : mon salon de coiffure dans la petite ville de Thamesford, en Ontario, à environ 20 kilomètres à l’est de London. Par un après-midi ensoleillé où j’étais assis tranquillement en lisant le journal. Un homme se gare devant ma boutique. Il entre et je l’accueille. Il s’assoit et je lui coupe les cheveux. Il me pose quelques questions et les 20 minutes suivantes s’écoulent. Il paye et part. Environ deux semaines passent et cet homme revient. Cette fois, il poursuit un objectif. Il me demande si j’ai déjà envisagé de devenir un Grand Frère. Je lui réponds que je vais y réfléchir et nous en restons là. Il part.

Mon Petit Frère, Jimmy, et moi avons été jumelés le 8 mars 1971. Je ne peux vous exprimer, à quel point cette relation est lourde de sens pour moi. Voyez-vous, ma femme et moi avons eu cinq filles au cours de notre union. À ce moment, nous avions deux filles. Jimmy a commencé à faire partie de la famille tout comme sa famille. Jimmy a deux sœurs et un frère plus âgés.

En 1972, j’étais très impliqué; je faisais partie du conseil d'administration des directeurs. Jimmy et moi partagions plusieurs heures ensemble chez lui, à jouer aux échecs, un jeu qu’il m’a enseigné. En quarante ans, je n’ai gagné aucune partie contre lui. Il a passé de nombreuses heures avec notre famille, nous sommes même allés camper dans les parcs au nord de l’Ontario. Nous avons assisté à plusieurs parties de hockey à notre aréna préféré, le Maple Leaf Gardens. Nous avons également assisté à une partie de football des Tiger-Cats et fait plusieurs excursions de pêche. Nous avons formé une famille très proche et nous le resterons toujours. Nous avons traversé des moments tristes comme le décès de la mère de Jimmy et celui de mon père, mais nous avons eu plusieurs (mais vraiment beaucoup) bons moments! Les visites au chalet de l’ainée de ses sœurs à Port Stanley avec sa famille. Nous avons toujours aimé jouer au golf ensemble en compagnie de son frère et de son fils, Steven. Steven est également notre filleul. Ils m’appellent « le Parrain ». Quel honneur ce fut d’avoir connu une famille si fantastique pendant une si longue période.

Nous pouvons être fiers de dire qu’il n’y a jamais eu de querelles entre nous. Ma vie en tant que Grand Frère a tissé des liens serrés dans notre famille, et aujourd'hui, nous apprécions encore notre amitié durable.

mardi 1 juillet 2014

Canadi…anismes


Vous êtes-vous déjà demandé ce qui rend le Canada si unique? Des mets aux sports, le Canada est le berceau de nombreuses entités sensationnelles! Voyez la liste formidable de canadianismes que nous avons dressée et soyez fiers d’être canadiens.

Vous savez que vous êtes canadiens lorsque…


Les Timbits se mangent au petit-déjeuner (nous ne vous le conseillons pas, si vous n’avez pas l’habitude!)

Nous considérons la poutine comme un groupe alimentaire.

Vous mangez des barres de chocolat au lieu de barres de friandises.

Vous buvez des boissons gazeuses, pas des sodas.

Vous avez de l’argent Canadian Tire dans les tiroirs de votre cuisine.

Vous savez que la « Police montée »n’a pas toujours cette allure.

Vous êtes enthousiaste quand on mentionne le Canada dans une émission de télévision américaine.

Vous pouvez manger plus d’un bonbon au sucre d’érable sans avoir la nausée.

Vous savez que Toronto N’EST PAS une province.

Le bacon de dos et le macaroni au fromage Kraft Dinner sont deux de vos aliments préférés.

Vous confectionnez votre costume d’Halloween de façon à pouvoir le porter par-dessus votre habit de neige.

Vous assistez à un événement officiel vêtu de vos plus beaux vêtements, vos bijoux les plus élégants et vos bottes Sorel.

Vous pouvez jouer au hockey de rue avec des patins.

Vous connaissez quatre saisons : l’hiver, encore l’hiver, presque l’hiver et la construction.

Vous prononcez la dernière lettre de l’alphabet « zed » au lieu de « zee ».
et ... vous terminez certaines phrases par « hein » ...hein?

Vous ne trouverez cela qu’au Canada

La queue de castor

Les Timbits

La viande fumée de Montréal et les vrais bagels de Montréal

La tarte au sirop d’érable

Les barres Nanaimo (nous les avons inventées)

Les tartelettes au beurre

Et bien sûr la poutine!

Les chips au ketchup

Le vinaigre sur les frites

La tourtière

Saviez-vous que…

La crosse est canadien.

Le hockey est canadien.

Oui, le basketball est canadien.

Les plus grands drapeaux jamais vus aux cérémonies de clôture des Jeux olympiques étaient canadiens (deux fois... et le deuxième a contrevenu à une règle établie en raison du premier).

La Compagnie de la Baie d’Hudson a déjà détenu un onzième de la surface de la Terre.

L’ampoule électrique a été inventée par un Canadien (en effet, Henry Woodward l’a fait brevetée en 1874). Le brevet a été acheté par un Américain nommé Edison qui a amélioré la conception et reçu le crédit de l’invention.

Parmi d’autres inventions canadiennes on trouve : l’exerciseur pour bébé Jolly Jumper, le ruban adhésif pour conduits, l’insuline, l’émetteur-récepteur portatif, les patins à roues alignées, Superman, les véhicules climatisés, les acryliques, l’heure normale (et l’heure avancée), le rouleau à peinture, le radiocompas, la motoneige, la motomarine, la fermeture éclair améliorée, etc., etc., etc. (il y en a des milliers d’autres!)

Joyeuse fête du Canada! De la part de notre GRANDE famille à la vôtre!

lundi 23 juin 2014

Coup d’œil, la bourse d’études VisionJeunesse CIBC


Par : Camilo Sanchez Galindo, de Hamilton, en Ontario

En 2011, j’ai été l’un des 30 élèves de secondaire 4 à travers le pays à recevoir la bourse d’études VisionJeunesse CIBC, un partenariat unique entre CIBC, le YMCA et les Grands Frères Grandes Sœurs. Présentement évaluée à 38 000 $, la bourse d’études VisionJeunesse CIBC a depuis 16 ans changé la vie de près de 500 personnes en répondant aux besoins scolaires et financiers des étudiants et en les encourageant à poursuivre des études postsecondaires. Ce qui distingue cette bourse des autres est l’idée d’une intervention anticipée, ce qui fait également la particularité du programme au Canada. Le Programme de bourses d’études VisionJeunesse CIBC cible les jeunes ayant un fort potentiel qui ne pourraient peut-être pas avoir la possibilité de poursuivre les études universitaires ou collégiales.

Je suis né à Medellín, en Colombie alors que sévissait une violente guerre de la drogue. Ma famille a fui la montée de violence à titre de réfugié lorsque j’avais six ans. Avec nos espoirs d’un avenir meilleur, nous nous sommes installés à Bridgeport, au Connecticut. Mais le moment ne pouvait pas être plus mal choisi. Lorsque les attaques terroristes du 11 septembre sont survenues seulement deux mois après notre arrivée aux États-Unis, tous nos espoirs d’obtenir notre immigration légale se sont effondrés. Un an plus tard, nous sommes déménagés à Hamilton, au Canada. Nous avons déployé tous nos efforts afin de nous adapter à un nouveau pays, une nouvelle langue et à des circonstances difficiles. Quatre ans plus tard, mes parents ont divorcé, laissant à ma mère le soin de s’occuper de mon frère et moi. J’ai ensuite été jumelé avec un mentor par le biais des Grands Frères Grandes Sœurs. Ma relation avec mon Grand Frère a duré la période de temps maximale permise par l’organisation, soit quand j’ai atteint l’âge de 18 ans. Mais à ce moment, notre relation était rendue si solide que j’appelais mon Grand Frère Russ, l’une des plus fortes influences de ma vie.

La principale raison de notre venue au Canada a été l’espoir éternel de ma mère de m’offrir un avenir plus prometteur. Élevé dans des circonstances difficiles et rêvant de ce que l’avenir me réservait, la bourse d’études VisionJeunesse CIBC m’a donné l’occasion d’accomplir plusieurs de mes objectifs à un si jeune âge. Elle continue de m’aider à réaliser mes espoirs et mes rêves d’un avenir meilleur.



Et aujourd'hui, alors que je termine ma première année à l’université McMaster, trois ans après avoir reçu la bourse, j’ai décidé de poursuivre mes études afin d’obtenir un diplôme combiné spécialisé en économie et en science politique. Je suis heureux d’annoncer que j’ai décidé de faire carrière en politique et que de ce fait, je suis présentement candidat à l’élection du conseil municipale de la ville d’Hamilton cette année (dans la 9e circonscription). Je rêve de changer la vie de ceux qui ont besoin d’aide. Cependant, je ne crois pas que je serais là où je suis aujourd'hui, si je n’avais pas reçu la bourse d’études VisionJeunesse CIBC. Cela a changé ma vie et je suis ravi de mentionné que mon frère cadet Daniel a également été sélectionné comme candidat à la bourse d’études CIBC cette année. Bien que les probabilités soient faibles que des frères reçoivent la même bourse d’études à quelques années d’écart à peine, il est évident que la bourses d’études VisionJeunesse CIBC continuera d’encourager chaque année un nouveau groupe de lauréats à réaliser leurs rêves, à accomplir leurs objectifs et à acquérir l’expérience nécessaire afin de réussir dans la vie.




jeudi 12 juin 2014

Quelques questions pour papa


Il y a quelques jours, je jouais à la lutte sur le sol avec mon fils de trois ans lorsqu'il m’a très soudainement rentré un doigt dans l’œil. Il a enfoncé son doigt très fort tout en souriant à pleines dents. J’ai dû quitter la pièce pour aller mordre dans un oreiller et me donner un instant pour m’en remettre. Je dois l’admettre, j’étais très contrarié. Nous avions du plaisir, pourquoi lui a-t-il fallu me mettre un doigt dans l’œil? Je ne l’ai pas réalisé sur le coup, mais ce qu’il cherchait vraiment était des réponses.

Que se passe-t-il lorsque je mets mon doigt dans l’œil de papa?
Est-ce que cela le fâche?
Est-ce que cela m’attire des ennuis?
De quoi est-ce fait au juste un œil?

Voilà d’excellentes questions et je suis certain que mon fils a appris exactement ce qui se passe lorsque tu mets ton doigt dans l’œil de papa ce jour-là. Je suis heureux d’avoir pu t’enseigner cette précieuse leçon mon fils.

Je suis père depuis seulement quelques années. J’ai deux fils; mon plus jeune est âgé de trois ans et mon fils aîné aura bientôt six ans. Ils explorent leur monde et en apprennent chaque jour davantage et moi de même.

Environ une semaine après l’incident du doigt dans l’œil, ce fut au tour de mon fils aîné de me prendre par surprise. Cependant, il ne m’a pour sa part infligé aucune douleur physique. Durant un trajet de sept minutes pour nous rendre au cours de karaté, il m’a soumis à une série de questions qui m’ont dérouté. J’ai tenté de répondre à chaque question par une réponse honnête et informative, mais chaque réponse a mené à une nouvelle question, encore plus compliquée que la précédente. Voici ce à quoi les questions ressemblaient

« Papa, pourquoi les choses explosent-elles? »
« Quelle est la plus grosse bombe jamais inventée? »
« Pourquoi l’a-t-on inventée? »
« Pourquoi y a-t-il des guerres? »
« Qu'est-ce que la religion? »
« Crois-tu au paradis? »

Je me suis rapidement trouvé dans une situation pour laquelle j’aurais assurément dû étudier. En à peine sept minutes, nous avons couvert des questions d’ordre physique et chimique, historique, politique, géographique, touchant les différences culturelles, la guerre, la philosophie, la mort et finalement la foi et la religion.

Je fais de mon mieux pour répondre, mais admettons-le, ce sont des questions plutôt difficiles! Quoi qu’il en soit, je présume que j’ai passé le petit test. Il semblait satisfait de mes connaissances physiques faibles, de mes réponses historiques incomplètes, de ma culture géographique discutable et de mes tentatives totalement déroutantes pour généraliser en ce qui a trait à la philosophie et à la religion.

J’ai su bien avant la naissance de mes fils que je souhaitais être père, mais je voulais ardemment être un bon père, un père qui ne crie pas ou ne se fâche pas, un père qui soutient et est patient, un père qui attentionné et affectueux, un père qui est un bon modèle et qui a les réponses à toutes sortes de questions. Ce qui m’a surpris c’est à quel point, cela a été difficile… à quel point cela est difficile. J’aime mes fils plus que tout et je désire qu’ils deviennent des hommes forts, confiants et bienveillants. Je veux tout leur donner, mais je crains que ce faisant ils deviennent des adultes égoïstes et cupides. Je veux les renseigner sans les effrayer. Je veux nourrir leur imagination et leur créativité, mais qu’ils soient également réalistes et astucieux. Je veux leur démontrer de l’amour et leur enseigner le respect.

Finalement, je reste avec tant de questions. Comment parvient-on à faire tout cela? Comment être un père formidable? Je n’en ai vraiment aucune idée. Si vous avez tout compris, de grâce répondez-moi. En attendant, je vais simplement faire de mon mieux pour répondre à leurs questions.

Heureusement, je ne fais pas cavalier seul. J’ai la chance d’avoir une partenaire brillante et bienveillante pour m’aider à rester calme, sain d’esprit et rassuré. J’ai également la chance d’avoir moi-même un père vers qui je peux me tourner. Il n’a pas toutes les réponses lui non plus et ce n’est pas grave.

Bonne fête des Pères à tous les papas qui tentent de comprendre tout cela, à ceux qui sont déjà passés par là et à ceux qui seront bientôt papas et qui n’ont aucune idée de ce qui les attend.

Garner Beckett
Directeur du développement
Grands Frères Grandes Soeurs du Canada


lundi 2 juin 2014

Ottawa a changé ma vie


C’est allé si rapidement, déjà une année d’écoulée! Le temps passe vite.

J’ai l’impression d’avoir énormément changé depuis l’an dernier. L’occasion d’aller à Ottawa seule, sans mes parents et d’avoir pu découvrir de nouvelles compétences est merveilleuse.

Lorsque les gens me demandent quel est mon plus grand accomplissement, je réponds d’avoir rempli ces formulaires et avoir été sélectionnée pour aller au Sommet de la jeunesse à Ottawa. Mon séjour à Ottawa a été très révélateur pour moi. J’ai appris tant de choses à Ottawa que j’ai pu ramener avec moi; rencontrer de nouveaux amis, connaître des gens de partout au Canada et apprendre d’où ils viennent et leur milieu a été une expérience formidable que je n’oublierai jamais.

Dernièrement, mes études me tiennent bien occupée et je fais également beaucoup de bénévolat. Je suis la gérante d’une équipe de basketball à mon école. Récemment, nous avons participé au tournoi provincial ici en Colombie-Britannique. De plus, en ce moment, je participe au programme de leadership de Port Metro Vancouver. J’applique à ce programme toutes les compétences que j’ai apprises au Sommet de la jeunesse. Grâce au Sommet de la jeunesse, je suis de plus en plus à l’aise de me présenter et de parler aux gens. J’ai l’impression que je sors de ma zone de confort et j’essaie de nouvelles choses.

Certains de mes plus beaux souvenirs concernent les jeux avec mon groupe et nos sorties à divers endroits et découvrir toutes sortes d’attraits. Rencontrer des gens de partout à travers le pays et toutes les petites choses que vous faites crée des souvenirs avec d’autres gens que je peux maintenant appeler mes amis.

Je suis si heureuse d’avoir eu cette possibilité. Je ne sais pas quel genre de personne je serais aujourd'hui si je n’avais pas participé au Sommet de la jeunesse.

Un GRAND MERCI aux Grands Frères Grandes Sœurs du Canada pour la semaine extraordinaire à Ottawa!

Francine


vendredi 23 mai 2014

Repos et récupération = Une performance gagnante


Nous faisons tous les meilleurs efforts pour manger des aliments sains et nous sentir le mieux possible tout en intégrant de l’activité physique à notre routine quotidienne. Voici quelques astuces d’une athlète de haut calibre.

Par Tania Archer
Adepte d’entraînement physique et d’un mode de vie sain. Conférencière. Catalyseuse d’idées


Un composant essentiel de tout entraînement est de s’assurer que votre corps bénéficie des bienfaits d’une routine qui intègre des périodes de repos et de récupération.

Votre plan de récupération après l’entraînement a une incidence importante sur vos performances athlétiques et votre endurance. Un plan de récupération adéquat est primordial pour la réparation des muscles et des tissus ainsi que pour accroître la force musculaire. Les muscles ont besoin d’au moins 1 à 2 jours de repos pour se rétablir, et c’est pourquoi lever des poids ou procéder à un entraînement de résistance physique immédiatement après une séance de conditionnement physique n’est pas idéal, puisque cela endommagera les tissus plutôt que de former les muscles. Il est fortement recommandé d’alterner les jours d’entraînement avec une routine intégrant divers exercices variés de poids ou de résistance, toujours en s’assurant de ne pas faire travailler les mêmes groupes de muscles deux jours d’affilés.

Que doit-on faire après une séance d’entraînement pour accélérer la récupération?

Les 10 méthodes les plus couramment recommandées dans une routine de récupération sont :

1.) Remplacer les liquides : Vous devriez remplacer les liquides pendant l’activité physique en plus de vous hydrater après l'entraînement, car l’eau aide au fonctionnement de toutes les fonctions du métabolisme, incluant, de transférer les nutriments là où notre corps en a le plus besoin.

2.) Manger sainement : Vous devez faire le plein pour que votre corps récupère, répare les tissus cellulaires, devienne plus fort et soit en pleine forme pour relever le prochain défi. Il est recommandé de manger dans les 60 minutes suivant une séance d’entraînement, et d’intégrer des protéines et des sucres complexes à votre repas pour favoriser la restauration des tissus et les renforcer. Le LAIT AU CHOCOLAT est un bon breuvage à consommer après un entraînement. Il est délicieux et riche en protéines en plus de contenir 16 nutriments essentiels.

3.) Période de récupération : Après chaque séance d’entraînement, continuez de bouger lentement et sans intensité pendant 5 à 10 minutes pour aider à purger l’acide lactique de vos muscles. Cela aide à réduire la tension musculaire. Une bonne période d’échauffement et de récupération aide dans le cadre de divers entraînements ou diverses compétitions qui se déroulent dans une seule journée.

4.) Récupération active : Pour aider les muscles à se remettre et s'énergiser plus rapidement, effectuer de petits mouvements lents aide à la circulation des nutriments dans le corps, en plus d’éliminer les déchets.

5.) Le surentraînement : L’activité physique excessive, le manque de repos et une routine quotidienne d’entraînement trop intense nuiront radicalement à vos gains et limiteront vos efforts de récupération naturelle. Avoir un horaire d’entraînement bien équilibré et intégrer un plan nutritif cohérent sont deux façons simples d’assurer une récupération plus rapide.

6.) Repos : Votre corps vous parle. Il y aura des périodes où votre corps refusera de réagir aux exercices les plus simples. Pousser notre corps dans un tel état engendre généralement des blessures. Dans ce cas, blessé ou non, consacrez 2 à 3 jours à faire des activités légères ou aucune activité physique pour permettre à votre corps de reprendre des forces à un rythme naturel.

7.) Sommeil de qualité : Lorsqu’on dort, notre corps produit l’hormone de croissance GH, qui est responsable de la croissance et la récupération de nos tissus cellulaires. Cette hormone est nourrie par des nutriments contenus dans les collations et repas quotidiens équilibrés. C’est pourquoi une alimentation équilibrée incluant les 5 groupes alimentaires est nécessaire pour une performance athlétique constante, pour s’améliorer et obtenir des résultats.

8.) Massages : Les massages aident la circulation sanguine et peuvent aider à récupérer en favorisant l’élimination de l’acide lactique des tissus et le mouvement du sang dans les zones blessées.

9.) Bain de glace : Le fait de réchauffer et refroidir les muscles à maintes reprises est réputé pour resserrer et dilater les vaisseaux sanguins, ce qui aide à éliminer des tissus les déchets générés par l’activité physique.

10.) Étirements : Après une période d’échauffement, pendant l’entraînement ou après, étirer doucement vos muscles pour renforcer votre flexibilité et aider votre corps à récupérer.

En intégrant une routine de repos et de récupération adéquate à votre entraînement régulier ou à votre plan d’exercice, vous accordez à votre corps les avantages d’une performance améliorée.

Pour que vous progressiez continuellement en tant qu’athlète ou amateur de conditionnement physique, il est essentiel que vous écoutiez votre corps lorsqu’il est fatigué (plateau) et que vous vous reposiez. Faites toujours preuve de prudence quand vous entamez une nouvelle routine d’entraînement en demandant conseil à un entraîneur certifié ou un médecin avant de faire des activités physiques vigoureuses.

Tania Archer
Twitter @taniaarcher

mercredi 14 mai 2014

Les mystères des amitiés masculines


Par Elizabeth Brekelmans

Suite au décès subit de mon mari, je me suis retrouvée seule pour élever notre fille et nos quatre garçons. Il m’a fallu un certain temps afin de réaliser que je n’étais pas aussi bien préparée à la tâche que je le croyais. Les besoins des garçons sont si différents de ceux des filles et je n’étais tout simplement pas équipée pour gérer tous les problèmes auxquels j’étais confrontée. J’avais entendu parler des Grands Frères Grandes Sœurs et j’ai décidé de les appeler. À bien y penser, ce fut l’une des meilleures décisions que j’ai pu prendre.

Lorsque les garçons ont été jumelés avec leur Grand Frère, Brad, je ne savais pas trop à quoi m’attendre ou bien le rôle que j’aurais à jouer au sein de cette relation unique. Je me suis rendu compte qu’en cas de problème avec un de mes fils, je pouvais compter sur leur Grand Frère pour seconder ma décision.

Les garçons ont maintenant dans leur vie quelqu'un qui pense comme . . . c'est-à-dire comme pensent les gars; le genre de choses que les femmes ne seront probablement jamais capables de comprendre. Lorsqu’ils parlent de grosses flatulences par exemple, on pourrait croire qu’il s’agit d’une discipline olympique. (D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi ils en font un sport intérieur. Peut-être pour obtenir au maximum l’effet?) Après une partie de pêche sur glace, l’une de leurs sorties préférées, ils reviennent avec des histoires sur la façon dont ils ont fui les confins de leur cabane de pêche afin de ne pas être gazés à mort. Je n’ai pas encore découvert pourquoi cela tisse des liens entre les gars. Peut-être que c’est parce qu’ils ont partagé quelque chose d’à la fois très intime et répulsif.

Je ne peux simplement pas m’imaginer faire cela avec mes garçons, mais c’est important pour eux. Ils ont besoin de quelqu'un à qui ils peuvent s’identifier, quelqu'un qui comprend l’espèce mâle et cela a apporté une différence au niveau de leur attitude par rapport à la vie. Les garçons ont une relation plus étroite entre eux parce qu’ils réalisent qu’ils n’ont pas été abandonnés aux problématiques que grandir implique.

Ils ont trouvé quelqu'un à qui ils peuvent se confier et ils savent que, tant que cela n’implique pas un danger de mort, tout ce dont ils discutent avec leur Grand Frère restera entre eux. Brad voit en eux le potentiel qui pourrait m’échapper du fait de ma proximité avec eux. Il insiste sur le fait qu’ils ont une responsabilité à la fois envers eux-mêmes et envers la société et encourage chacun d’eux à faire de son mieux.

Élever seul ses enfants donne un tout nouveau sens au mot « défi ». Tenter de répondre aux besoins de chacun peut devenir très fatigant. Alors quand les garçons partent à l’aventure avec Brad, cela me permet de me ressaisir, d’établir les priorités et de voir les choses d’un regard neuf. Je sais qu’ils ont besoin de prendre une pause sans moi autant que j’ai besoin d’un petit répit sans eux.

Jusqu'ici je n’ai parlé que de mes fils, mais j’ai également une merveilleuse fille de 18 ans. La plupart des gens ont une idole, un modèle, quelqu'un qu’ils tiennent en haute estime? Ma fille est cette personne à mes yeux. Elle a déjà tout tracé sa vie. Elle sait ce qu’elle veut et elle possède la volonté et la détermination pour y parvenir. Elle croque dans la vie à pleines dents. Elle est tout ce que je veux devenir plus tard. Et comme les garçons ont un Grand Frère, cela nous permet de nous évader pour faire des choses que nous apprécions toutes les deux.

Notre participation aux Grands Frères Grandes Sœurs a été une force positive dans notre famille. Les garçons ont gagné en maturité et en force de caractère. Ils ont confiance en eux-mêmes et en ce qu’ils représentent.

Il s’agit d’un passage d’un discours écrit il y a 15 ans. Mes enfants ont grandi depuis ce temps et ont quitté le nid familial. Ils sont heureux, en santé, sont engagés dans une relation amoureuse et ils sont les meilleurs amis qui soient. Chacun d’eux travaille dans un domaine de son choix et, mieux encore, ils m’ont choyée en me donnant de magnifiques petits-enfants à aimer et à gâter. Le Grand Frère des garçons fait encore fait de leurs vies. En effet, mon fils cadet travaille avec lui dans le domaine des assurances. Je crois que la vie aurait été très différente n’eût été l’influence de cet homme merveilleux dans nos vies.




vendredi 9 mai 2014

Au-delà de la salle de classe


« On vit de ce que l’on obtient.
On construit sa vie sur ce
que l’on donne. »
- Winston Churchill

Il est prouvé que le mentorat contribue à garder les enfants à l’école et à prévenir les comportements à risque comme l’intimidation. Il a aussi été démontré que les enfants mentorés grandissent en démontrant davantage de respect envers leur famille, leurs pairs et la communauté.

Alors que les enfants passent des heures à apprendre en classe, il est important de reconnaître que d’avoir un modèle et un ami à l’école, à l’extérieur de la salle de classe, à qui les jeunes peuvent parler et avec qui partager ce qu’ils vivent peut s’avérer positif et même changer leur vie.

Partout au pays, le temps d’une heure par semaine pendant l’année scolaire, les mentors du Programme de mentorat à l’école des Grands Frères Grandes Sœurs rencontrent leur enfant mentoré et participent à des activités comme des jeux de société, du bricolage, ou passent simplement du temps en sa compagnie dans la cour de récréation.

Être un mentor à l’école, c’est consacrer une heure de son temps, une fois par semaine, à un enfant qui a besoin d’un peu de soutien et d’une personne à qui parler de ce qu’il vit au quotidien. C’est permettre à un enfant de se sentir spécial et important tout en ayant une incidence dans sa vie, et, surtout, tout en s’amusant!

Nous savons que le mentorat à l’école fait une GRANDE différence. Voici la preuve :

• 90 % des mentors ont constaté un changement positif chez l’enfant mentoré
• 88 % des élèves ont démontré une amélioration de leurs compétences en lecture et écriture
• 64 % ont développé une plus grande estime d’eux-mêmes

Les faits parlent d’eux-mêmes! Visionnez notre vidéo sur le Programme de mentorat à l’école pour constater comment une simple petite heure de votre présence peut faire une GRANDE différence dans la vie d’un enfant.

Vous envisagez de devenir un mentor à l’école, ou vous désirez obtenir de plus amples renseignements concernant le programme? Cliquez sur ce lien..



Quel est votre casse-croûte préféré après une séance d'entraînement?


mardi 29 avril 2014

Mentorat : Le visage changeant du Canada


Tard en soirée en juin 1987, ma famille et moi avons atterri à l’aéroport international Halifax Stanfield. Comme nous sommes arrivés si tard, le premier coup d’œil de notre nouveau pays s’est limité aux silhouettes sans fin de pins longeant l’autoroute. Le lendemain matin, désorientés et encore affectés par les effets du décalage horaire, nous sommes partis à la découverte d’Halifax. Après avoir vécu dans le désert et sous des climats tropicaux, le printemps frisquet de l’Atlantique nous a frappés comme si nous étions en plein hiver. La brise mordante a été le premier de plusieurs rappels des différences entre notre ancien chez nous et ce qui allait devenir notre nouveau. Heureusement, j’avais tout l’été devant moi pour me familiariser à l’inconnu avant la rentrée des classes, et pour me préparer au malaise de non seulement être la petite nouvelle, mais également être la petite nouvelle provenant d’un autre pays.

En 1987, plus de 157 000 (1) personnes ont immigré au Canada, tout comme ma famille. Selon l’enquête nationale auprès des ménages, près de 1,2 million (2) de personnes ont immigré au Canada entre 2006 et 2011. Un tiers ou approximativement 400 000 (2), d’entre elles étaient des enfants et des jeunes. Le taux d’immigration n’est pas en voie de décliner non plus. En fait, dans les centres urbains comme Toronto, on prévoit que d’ici 2031, plus des trois quarts (78 %) (3) de la population sera composés soit d’immigrants ou d’enfants nés au Canada de parents immigrants.

Le paysage des grandes et des petites villes se transforme rapidement, tout comme le panorama de nos écoles et les besoins des enfants et des jeunes. Les agences des Grands Frères Grandes Sœurs commencent également à ressentir le changement démographique au sein de leurs communautés et des jumelages de mentorat. La nécessité de s’assurer que nos programmes de mentorat correspondent aux besoins des enfants et des jeunes récemment immigrés (nouveaux arrivants) n’a jamais été plus grande.

En 2013, les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (GFGSC) ont reçu une subvention de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) dans le but de fournir des programmes de mentorat à des enfants et de jeunes nouveaux arrivants âgés de 6 à 17 ans. Le projet de trois ans subventionné par CIC et appelé Connections, vise à offrir des relations de mentorat pour aider à améliorer les connaissances de l'anglais, pour favoriser l’intégration sociale, l’estime de soi et soutenir la transition dans un nouveau pays, dans une communauté et à nouvelle école. Des agences des Grands Frères Grandes Sœurs à Toronto, Hamilton/Burlington, Calgary, Edmonton et Saskatoon expérimentent actuellement le projet. Jusqu’ici, nous avons fourni des relations de mentorat à 300 enfants et jeunes nouveaux arrivants. D'ici la fin du projet de trois ans, nous comptons avoir offert un total de 1 400 relations de mentorat fructueuses.

Assise à mon bureau, dans ma nouvelle école, à Halifax, à l’automne de 1987, j’aurais adoré avoir un mentor pour me soutenir à cette époque en tant que nouvelle arrivante dans une nouvelle nation. Aujourd'hui, je suis ravie de travailler avec les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada et CIC sur le projet Connections afin de faciliter un peu les choses aux enfants et aux jeunes nouveaux arrivants pour les aider à se familiariser à l’inconnu.

Nooreen Pirbhai
Conseillère nationale de l’inclusion
Grands Frères Grandes Sœurs du Canada



Références-

1. http://www.cic.gc.ca/english/resources/statistics/facts2011/permanent/01.asp
2. http://www.cic.gc.ca/english/resources/publications/multi-report2013/3.asp
3. http://www42.statcan.gc.ca/smr09/smr09_017-eng.htm


mercredi 23 avril 2014

Mentorat de respect et d’humanité — Reflet d’images


Par Larry Beyak

Lorsque j’étais enfant, la vie me paraissait tel un parcours solitaire et déroutant. J’étais le seul représentant masculin de ma famille dysfonctionnelle. L’école était un endroit très intimidant; la peur, mes problèmes d’asthme graves et la pauvreté m’ont enseigné les mauvaises leçons de vie. Mon enfance a été très difficile et la solitude ne m’a offert aucun encadrement ni l’occasion de partager mes intérêts. Ma mère a communiqué avec les Grands Frères et j’ai été jumelé avec mon Grand Frère, Gus.

À partir du jour où Gus est entré dans ma vie, ma vie a changé. Les premières impressions sont des impressions durables. Cette première rencontre a été déterminante. Gus était un gentil géant extrêmement patient et attentionné. Il a été le bras pour me serrer la main, une poignée de main ferme et chaleureuse qui a immédiatement établi un lien de confiance et d’amitié. Personne avant ni depuis n’a été capable d’établir un lien aussi instantané.

Au cours des premiers mois, Gus m’a enseigné la fiabilité. Chaque semaine, il appelait sans exception le jeudi soir afin de planifier notre temps ensemble. Que nous allions chez lui ou assistions à une partie des Ti-Cats ou que je l’aidais à faire quelque chose, je n’étais plus jamais seul.

Nous avions des intérêts très similaires, jusqu'à notre choix de profession. Depuis mes neuf ans, mon rêve était de devenir ambulancier. Je ne le savais pas à ce moment-là et j’ai appris ensuite que Gus travaillait pour le corps ambulancier local. Bien qu’il y ait des décennies d’écart entre ce qui est devenu une profession profondément respectée et de bonne formation, mon cheminement de carrière a par pure coïncidence emboité le pas à la sienne; quelque chose dont je suis très fier.

Gus m’a également fait don de trois cadeaux que je n’aurais jamais reçus sans lui. Il m’a enseigné le respect, de moi-même et des autres; l’humanité, et comment la reconnaître et suivre sa voie; et finalement, comment redonner au suivant, par le mentorat, nous permet d’être patients et tolérants les uns envers les autres.

Gus n’a pas une différence, il a fait la différence dans ma vie. Cela est, je crois, l’objectif réel des Grands Frères Grandes Sœurs et ne doit jamais être tenu pour acquis.

Merci, Gus.

mardi 15 avril 2014

Un an plus tard – Une mise à jour sur les innovateurs sociaux


Où l’année m’a-t-elle menée? J’ai l’impression que le Sommet de la jeunesse a eu lieu il y a 10 ans principalement en raison de tous les changements survenus dans ma vie au cours de l’année qui s’est écoulée; plus que jamais auparavant.

Depuis le Sommet de la jeunesse de l’an dernier, j’ai terminé mes études secondaires. J’ai prononcé le discours d’adieu de ma promotion et j’ai également reçu quelques prix; le prix de l’excellence et le prix du citoyen pour l’implication dans la communauté. C’est pour moi un véritable accomplissement qui a sans aucun doute été influencé par le Sommet de la jeunesse!

Cette année, j’ai commencé un programme spécialisé en sciences sociales au cégep. J’ai déjà terminé le premier semestre avec distinctions académiques en faisant partie du 10 % des élèves les plus performants de mon programme. J’en suis à mon deuxième semestre et j’ai saisi une occasion formidable lorsqu’elle s’est présentée; en effet, ce semestre j’étudie dans la ville de Gaspé située à environ 14 heures de route de là où je vis! Ici, le mode de vie est très différent de celui auquel je suis habitué et j’en apprends tous les jours. En repensant à tout cela maintenant, je réalise à quel point j’ai évolué au cours de la dernière année, et depuis le sommet… je suis ravie quand j’y repense.
En rétrospective de l’année qui a suivi le Sommet de la jeunesse, je crois sincèrement que cet événement m’a beaucoup appris et m’a aidé à prendre de nombreuses décisions. Cependant, avant tout, durant le sommet je me suis sentie inspirée. Je suis encore très reconnaissante de l’expérience que j’ai eue à Ottawa, car elle m’a aidé à façonner l’avenir que je vis présentement.

Durant le Sommet de la jeunesse, j’ai entrepris l’écriture de mon discours d’adieu du secondaire. J’étais tellement inspirée et j’avais de si nombreuses idées que je l’ai écrit d’un trait. Je crois sincèrement que le sommet a grandement contribué à la rédaction de mon discours. À mon retour du Sommet de la jeunesse, j’étais très motivée à, non seulement être le meilleur mentor que je puisse être, mais également à prendre mon rôle de mentor au sérieux; que je me sois engagée envers quelque chose pour la vie est à mon avis plutôt impressionnant.

Chaque jour je ressens l’impact de mon expérience au Sommet de la jeunesse et je suis si reconnaissante d’avoir pu y participer. Je me souviens qu’au retour je me sentais à la fois fatiguée et vivifiée; je me sentais prête à conquérir tout ce que la vie me présenterait. Mes meilleurs souvenirs sont le sentiment que m’a apporté d’être si près de tous les gens que j’ai rencontrés dans une si courte période de temps.

Me to We a fait un travail fantastique en assurant une solide dynamique de groupe et en nous permettant de nous sentir à l’aise et d’apprécier la compagnie tout un chacun qui que nous soyons. Je suis heureuse qu’il y ait eu des Petits et des Grands (mentors adolescents) présents parce que je crois que nous avons tous appris les uns des autres. Cela a permis de faire place à une diversité d’idées et d’opinions.

Je ne saurais exprimer ma reconnaissance pour l’expérience merveilleuse que j’ai vécue. Je recommande fortement que l’expérience soit renouvelée pour les années à venir! Je remercie les Grands Frères Grandes Sœurs et Me to We pour ces souvenirs si incroyables.

Teneille A.
Innovatrice sociale
Sommet de la jeunesse 2014

mercredi 9 avril 2014

Un discours gagnant de petite soeur Savannah



Alors que nous célébrons la semaine nationale de l'action Bénévoles, nous tenons à dire merci à nos plus de 25 200 plus de bénévoles partout au Canada!

S'il vous plaît noter que le blogue suivant a été publié l'année dernière, mais comme nous célébrons les bénévoles, le blogue de petite soeur Savannah décrit parfaitement l'impact que nos bénévoles ont dans la vie des enfants et des jeunes que nous servons tous les jours.


Est-ce qu’on est mardi? J’adore les mardis. Après le club des devoirs, je file à la maison et je me prépare. J’attends près de la porte et guette sa voiture dans l’entrée… je me demande ce qu’on fera ce soir?

Honorables juges, parents et confrères et consœurs concurrents, je souhaite vous parler de l’un des cadeaux les plus précieux que je n’ai jamais reçus, un présent qui a considérablement changé ma vie. Ce cadeau, c’est ma grande sœur Shelby, et l’organisation qui nous a jumelées.

Shelby n’est pas ma sœur de sang. Nous avons plutôt été jumelées par un organisme qui s’appelle Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle. C’est une personne TRÈS spéciale. Shelby a choisi de consacrer 2 à 4 heures de son temps par semaine. Elle a effectué un processus de sélection pour s’assurer qu’elle était une adulte responsable qui avait des choses positives à partager. Et après une entrevue, elle était prête pour sa petite sœur. Moi!

Quand on est ensemble, on discute parfois des choses difficiles que l’on vit quand on est un enfant… comme l’école, les frères et sœurs ou l’intimidation… Et d’autres fois, on ne se soucie de rien, on s’amuse et on rigole.
Shelby et moi adorons regarder des films ensemble, jouer à des jeux, faire du bricolage, de la randonnée, du patin, et même cuisiner.

Une fois, nous avons essayé de faire des carrés au chocolat au beurre d’arachide et à la citrouille, mais nous avons remplacé plusieurs ingrédients pour ESSAYER de rendre la recette plus santé. Et bien, avez-vous déjà entendu l’expression « c’est le trajet qui compte, pas la destination »? J’ai enfin compris ce que cela veut dire. Nous avons eu tellement de plaisir à mélanger les ingrédients, mais quand j’ai goûté à nos carrés… ouch! J’ai fait semblant qu’ils étaient bons, mais j’ai rapidement suggéré de les apporter à la maison afin de les partager avec ma famille. Je voyais bien que ma famille pensait la même chose, ils grimaçaient à chaque bouchée. C’était un peu comme la revanche de la petite sœur, ce qui a rendu l’expérience bien plus savoureuse.

Vous vous demandez peut-être pourquoi un enfant devient un petit frère ou une petite sœur. Certains enfants vivent des situations familiales plus difficiles et ont besoin de quelqu’un de positif dans leur vie, et d’autres vivent dans des familles occupées avec un seul parent... C’est ma vie en gros. J’ai une très bonne mère qui essaie de s’occuper de tout pour tout le monde. J’ai aussi un frère et deux sœurs et nous avons toujours quelque chose à faire. C’est très difficile de passer du temps seule avec ma mère. Avoir Shelby dans ma vie me permet d’avoir l’attention individuelle dont j’ai besoin.

Qu’est-ce que les grands frères et grandes sœurs retirent de cette relation? Ils ont la chance de retomber en enfance avec nous, et ils ont aussi la satisfaction de faire une différence pour un enfant, et peut-être de changer la trajectoire de sa vie.

Les études démontrent que le mentorat aide les enfants à rester à l’école, à éviter les comportements à risque et à devenir des jeunes qui démontrent du respect pour tout. Aider les enfants à atteindre leur plein potentiel peut avoir une incidence positive sur la communauté également, par exemple en contribuant à réduire la pauvreté et le taux de chômage. Le mentorat peut aussi contribuer à rendre les écoles et les communautés plus sécuritaires.

C’est incroyable tous les changements positifs simplement grâce à un adulte qui choisit d’être ami avec un enfant qui a besoin de lui! Je parie que la plupart des enfants du programme ne se rendent pas compte de la rapidité avec laquelle leur vie est transformée, car ils sont trop occupés… simplement à être des enfants et à s’amuser.

Et oui, pour moi, faire partie des Grands Frères Grandes Sœurs est l’une des expériences les plus influentes que j’ai vécues. Il y a quelques années à peine, je souffrais d’un mal qui faisait en sorte qu’il était impossible pour moi de parler. Ce n’est pas avant d’avoir été jumelée que je suis sortie de ma coquille et que j'ai commencé à gagner de la confiance en moi. Et je suis là aujourd’hui devant et j’ai PLEIN de choses à dire. Mes notes sont bonnes, j’ai été nommée étoile au camp l’été dernier parce que j’étais polie et attentionnée, et j’ai même été choisie pour être jeune ambassadrice pour l’exposition locale cette année. Je suis très confiante de la direction que ma vie prend. Mais je n’aurais pu atteindre aucune de ces réalisations sans le soutien que j’ai reçu.

Shelby m’a montré l’importance du bénévolat et j’ai déjà décidé de faire ma part. Je suis actuellement l’une des principales collectrices de fonds pour les Grands Frères Grandes Sœurs, mais ce que je suis le plus impatiente… est que mon tour soit venu d’être une Grande Sœur et de montrer à une petite fille toutes les choses spéciales que Shelby m’a apprises.

Je remercie tout le monde de l’organisation, des membres du conseil d’administration aux membres du personnel et bien entendu, tous les bénévoles. Un merci très spécial à Shelby pour tout le temps que tu m’as consacré – je vais toujours chérir ces moments et m’efforcerai pour que tu sois fière de moi.

Merci,

Savannah
Petite Sœur de l’agence Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle



mercredi 2 avril 2014

Parler de bienfaisance est une chose, mais sommes-NOUS à l’écoute?


À la fin de 2013, la Fondation Muttart et Imagine Canada ont publié les résultats de recherche du plus récent rapport « Talking About Charities », une étude de recherche menée auprès de près de 4 000 Canadiens. Il s’agit de la cinquième édition du rapport dont la plus récente version a été publiée en 2008.

L’étude se penche sur des questions comme la familiarité avec les organismes de bienfaisance, l’importance accordée et les attitudes envers les organismes de bienfaisance, la confiance envers les organismes de bienfaisance et leurs dirigeants, les collectes de fonds, la mise à disposition d’informations, les activités commerciales des organismes de bienfaisance, la sensibilisation aux organismes de bienfaisance et la surveillance des organismes de bienfaisance.

Le rapport regorge de conclusions intéressantes. Il contient plusieurs éléments de différenciation qui méritent notre attention collective.

Les Canadiens accordent manifestement de l’importance à l’écoute des organisations caritatives concernant leur façon d’utiliser l’argent des dons. Le rapport Talking About Charities porte sur ces attitudes, reliées à la fois à l’importance de recevoir des renseignements et à la capacité des organisations caritatives à rendre compte des renseignements.

Il y a une différence surprenante.

Interrogés sur l’importance des « renseignements relatifs aux programmes et aux services offerts par les organismes de bienfaisance », 81 % des Canadiens ont répondu « Très important » (le résultat monte en flèche à 98 % lorsque l’on ajoute à ce résultat la réponse « Quelque peu important »). Interrogés sur « l’efficacité des organismes de bienfaisance à fournir des renseignements relatifs aux programmes et aux services qu’ils offrent », seulement 7 % des Canadiens ont évalué le secteur comme étant « Excellent ». Il y a un écart de 74 % entre l’importance de cette information et la capacité qu’ont les organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs à communiquer efficacement!

Des écarts similaires apparaissent en réponse aux questions sur l’importance et à la prestation d’information sur « l’impact du travail des organisations caritatives sur les Canadiens », « la façon dont les organisations caritatives utilisent les dons » et « les coûts relatifs aux collectes de fonds ». Les résultats présentent de nombreuses facettes et varient selon la situation géographique, l’âge, les niveaux de confiance, etc.

Il y a un message clair dans cette série de questions. Les Grands Frères Grandes Sœurs ont la possibilité de fournir des informations pertinentes en temps opportun et combler l’écart entre les attentes et les informations fournies actuellement.

Une deuxième conclusion révélatrice du rapport est que « le pourcentage de Canadiens qui croient que les organisations caritatives sont généralement honnêtes à propos de la façon dont elles utilisent l’argent des dons est encore élevé, soit 70 %, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 84 % de cet avis en 2000. Similairement, seulement un tiers des Canadiens (34 %) environ croient que les organisations caritatives demandent uniquement de l’argent lorsqu'elles en ont vraiment besoin, comparativement à 47 % des Canadiens de cet avis en 2000. »

On estime désormais que le secteur est presque constamment en cours de collecte de fonds. Plusieurs d’entre nous attesteront que c’est bien l’impression qu’ils ont! Ce changement considérable de perception, cependant, pourrait affecter nos bases de donateurs et de commanditaires à long terme.

Des organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs devront examiner et discuter les renseignements contenus dans ce rapport afin de mieux comprendre les changements d’attitudes subtiles, mais potentiellement considérables, du public à l’égard du secteur caritatif.

Heureusement, l’avenir demeure optimiste, car les organisations caritatives au service des enfants continuent d’obtenir des niveaux de confiance élevés et sont demeurées à 82 %.

Donc… sommes-nous à l’écoute et répondons-nous à ce que les Canadiens nous ont dit?

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada



mercredi 26 mars 2014

Les Canadiens font des dons, mais ne profitent pas du crédit d’impôt

Par Bill Schaper


Les Canadiens sont généreux. Les plus récentes statistiques disponibles montrent que, en 2010, 84 % des Canadiens ont offert un total de 10,6 milliards de dollars aux organismes caritatifs, soit un don moyen annuel de 446 $ par donateur. Voici les principales raisons qui motivent les gens à faire des dons : aider ceux qui sont dans le besoin, soutenir les causes en lesquelles ils croient et contribuer à leur collectivité.

Au Canada, les gouvernements offrent une aide généreuse aux personnes qui réclament dans leur déclaration de revenus un crédit pour don de bienfaisance. Le crédit d’impôt fédéral est de 15 % pour les dons totalisant 200 $ ou moins, et de 29 % pour les dons totalisant plus de 200 $. À ce crédit d’impôt s’ajoutent les crédits d’impôt accordés par les provinces, ce qui réduit de façon significative le coût des dons.
Mais proportionnellement, il n’y a pas beaucoup de Canadiens qui profitent du crédit d’impôt. En 2010, seulement 23,4 % ont demandé le crédit d’impôt pour don de bienfaisance, ce qui est considérablement moins qu’en 1990 alors que presque 30 % l’avaient demandé.

La plupart des gens ne sont pas motivés à faire des dons à cause du crédit d’impôt, alors pourquoi est-ce important de le demander, du moment qu’ils continuent à faire des dons?

Voici ce que représente le crédit d’impôt pour une personne qui offre ce don moyen de 446 $. Selon le lieu de résidence, le coût après impôt pour ce don de 446 $ s’établit entre 262 $ pour les résidents du Québec et 308 $ pour une personne qui demeure au Nunavut. Si quelqu’un est déjà généreux et souhaite faire encore davantage, l’obtention du crédit d’impôt lui permettra d’avoir plus d’argent dans ses poches — de l’argent qu’il pourra donner à sa cause préférée.

Et pour les personnes qui ne font pas de dons (peut-être parce qu’elles pensent ne pas en avoir les moyens) ou qui n’ont pas demandé de crédits d’impôt, le système est encore plus généreux pour les prochaines années. En 2013, le gouvernement fédéral a annoncé le super crédit pour premier don de bienfaisance, qui, pour les donateurs admissibles, signifie un crédit d’impôt supplémentaire de 25 % pour les dons de bienfaisance. Si une personne se qualifie, ce don moyen de 44 $ ne représentera en réalité qu’un coût entre 151 $ et 197 $.

Moins du quart des Canadiens mentionnent que le crédit d’impôt est un motif qui les incite à faire des dons, et moins du quart demandent le crédit d’impôt. Ils croient peut-être qu’il n’est pas approprié d’être « récompensé » pour faire le bien. Mais considéré sous un angle différent, le crédit d’impôt est en réalité un outil très efficace pour aider ceux qui soutiennent déjà leur collectivité à faire en sorte que les impôts qu’ils auraient payés soient convertis en dons pour les organisations et les causes qui, selon eux, ont un réel impact. Pour calculer votre propre crédit d’impôt pour don de bienfaisance, utilisez ce calculateur de crédit d’impôt.

Les baby-boomers (qui sont statistiquement les plus généreux donateurs) prennent leur retraite et pour beaucoup d’entre eux la disponibilité des revenus est moindre. Ce fait, conjugué aux difficultés pour mobiliser les Canadiens plus jeunes qui ont différentes façons d’exprimer leur engagement envers leur collectivité (sans parler de diverses pressions financières auxquelles les générations précédentes ont été confrontées), crée de nouveaux défis : il faut s’assurer que les dons demeurent à un niveau permettant aux organismes caritatifs de maintenir leur énorme contribution en faveur de nos collectivités et de la qualité de vie. Une réflexion plus stratégique au sujet des dons que nous faisons, et au sujet de l’impact que peuvent avoir les crédits d’impôt sur nos dons, constitue une pièce vitale du puzzle.

http://compfight.com/search/mariacasa-mittens-canada/1-0-1-1

Photo : mariacasa via Compfight cc

Ce blogue a été initialement publié sur le site Web de CanadaDon et Imagine Canada.


mercredi 19 mars 2014

Dix ans d’amour d’une sœur


Par Catherine Ward

L’année 2013 marque la dixième année de jumelage avec ma Grande Sœur. En avril 2003, Shannon est venue chez moi pour me rencontrer pour la toute première fois. Elle a eu une énorme influence sur la personne que je suis aujourd'hui. Durant mon enfance, je n’ai jamais cru que j’aurais la chance de faire les choses que les autres enfants peuvent faire avec leur famille. Ma mère ne faisait pas partie de ma vie et je ne voyais mon père qu’une fois aux deux semaines. Mes grands-parents m’ont élevée, mais ils étaient incapables de faire les choses que les parents feraient normalement avec leurs enfants en raison de leurs problèmes de santé.

Shannon et moi avons été jumelées l’année de mes onze ans. Depuis le jour où je l’ai rencontrée, j’ai su que c’était le destin. Elle est devenue un modèle et quelqu'un à qui je voulais ressembler plus tard. Elle a consacré de son temps pour le donner à une petite fille qui ne souhaitait qu’être un enfant. Nous avons fait de nombreuses activités ensemble; d’aussi simple que de regarder un film chez elle à aussi aventureux qu’une excursion en camping.

Maintenant que je suis une adulte, nos liens se sont grandement resserrés. Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu l’honneur d’être le maître de cérémonie à son mariage avec un homme qui est maintenant comme un frère pour moi. Et il y a tout juste un mois, je suis devenue la tante de son premier enfant. Aujourd'hui, je ne la considère pas seulement comme ma sœur par l’entremise d’un programme de mentorat; je la considère comme ma sœur.

Shannon a été l’une des plus grandes influences dans ma vie. Elle m’a motivée à m’efforcer de faire de mon mieux et m’a toujours tendu la main lorsque j’en avais besoin. Elle a été présente lors de chaque moment important dans ma vie et continuera d’y être à l’avenir.

Je tiens simplement à remercier aux Grands Frères Grandes Sœurs du Canada de m’avoir donné un mentor, un motivateur, une main bienveillante, une oreille attentive, une meilleure amie et une sœur. Ce programme a été une expérience qui a énormément transformé ma vie et je ne la changerais pour rien au monde. Je te remercie de tout mon cœur.


mercredi 5 mars 2014

« Agir est l’étape la plus importante pour être un bon dirigeant »


Par Sourabh Pande, participant à l’atelier des Grands Frères Grandes Sœurs de Toronto et de Thinking Forward

Mon père m’a toujours dit que dans le « vrai monde » l’éducation n’est pas la seule chose qui compte, les compétences de leadership et la capacité à communiquer d’une personne est ce qui la démarque « des autres ». J’ai toujours gardé cela à l’esprit lorsque je m’efforçais d’établir et d’accroître mes capacités à diriger un groupe de gens. Lorsque j’ai eu la possibilité de participer à l’atelier sur le leadership offert par les Grands Frères Grandes Sœurs de Toronto et Thinking Forward, j’ai immédiatement saisi l’occasion et je suis très heureux de l’avoir fait.

L’atelier a présenté les différents types de leadership : interne, externe et actif. Le leadership interne consiste à se motiver soi-même à agir et vivre avec intégrité même quand personne ne regarde. J’ai appris que, pour être un bon leader, il est primordial de bien se connaître soi-même avant de pouvoir être un bon dirigeant. Le leadership externe a pour objet de penser aux autres avant soi-même et exprimer de la compassion. Souvent, nous sommes empathiques envers les autres sans pour autant agir « la compassion est l’empathie en action ». Le leadership actif vise à apporter un changement par rapport à l’avenir. Pour être un bon leader, il est extrêmement important d’agir. Les gens qui réagissent face à des injustices sont des transformateurs de société.

L’animateur nous a ensuite demandé de penser à certaines célébrités et de réfléchir au rôle que leur succès a joué par rapport à leur bonheur. Plusieurs des célébrités dont nous avons discuté connaissaient un vif succès sans toutefois sembler être heureuses. Cela donne à penser que le succès n’est pas un gage de bonheur. Les gens matérialistes ont tendance à être heureux pour de courtes périodes de temps, mais sont mécontents à long terme. Je crois que le succès est un parcours et je suis tout à fait d’accord pour dire que le succès ne mène pas au bonheur, et qu’en fait, c’est plutôt l’inverse. Cette petite réflexion a donné le ton et le thème de l’atelier.

Beaucoup de gens aujourd'hui verront quelque chose de mal se produire, sans prendre de mesure pour y mettre fin. Ceux qui réagissent sont considérés comme étant des leaders. Fournir des efforts supplémentaires et demander à quelqu'un : « comment vas-tu? » ou « comment s’est passé ta journée? » peut vraisemblablement changer la perspective d’une personne à votre égard. Cela démontre que vous vous souciez/considérez tout un chacun. Agir est l’étape la plus importante pour être un bon dirigeant. Nous avons évoqué des exemples de grands leaders et cité de grands leaders comme Nelson Mandela et Gandhi.
Comme Gandhi est une source d’inspiration pour moi depuis que je suis tout petit, la présentation m’a grandement interpellé. Gandhi a vu une injustice se produire et a fait quelque chose pour y mettre fin et plus remarquable encore, il l’a fait sans avoir recours à la violence. Il a usé de mots et de gestes pour améliorer le monde, au lieu de se tourner vers la violence. Ces exemples m’ont vivement motivé en m’incitant moi aussi à réagir face aux injustices. Nous avons également discuté de sujets touchant les façons de démontrer sa compassion et de penser aux autres avant soi. En accordant la priorité aux autres, vous devenez non seulement une meilleure personne, mais vous devenez également un meilleur dirigeant.

Dans l’ensemble, l'atelier m’a davantage conscientisé par rapport à mon comportement lorsque j’assume le rôle de dirigeant. Je suis plus conscient de mes actions et des effets qu’elles engendrent sur les gens que j’inspire. Ces leçons que j’ai apprises m’aideront à devenir un meilleur mentor, en me renseignant davantage sur les caractéristiques d’un leader. En adaptant ces caractéristiques au programme de mentorat des jeunes à l’école Youth School in Mentoring, je crois pouvoir m’améliorer et mieux répondre à mon Petit.

Un point qui m’a vraiment touché est que le « succès ne mène pas au bonheur; le bonheur mène au succès ». Cela m’a beaucoup marqué depuis l’atelier et j’espère le mettre en pratique et transmettre ce message. Souvent, en tant qu’humains, nous sommes tellement impliqués et concentrés sur nos objectifs que nous passons moins de temps avec les personnes qui nous importent, ce qui peut occasionner des chagrins. Cela doit changer et je pense que Thinking Forward fait un excellent travail en partageant ce message véridique et en bâtissant de meilleures communautés.

mardi 25 février 2014

Confession du parent d’un potentiel tyran

Lors d’un sondage Ipsos récent commandité par les Grands Frères Grandes Sœurs et Invesco Canada, 59 % des Canadiens ont admis avoir été victimes d’intimidation dans leur jeunesse. Ce chiffre représente plus de la moitié de la population. Cela m’a fait réfléchir… qui donc intimide tous ces gens?

Je confesse… j’ai un enfant au tempérament fort et obstiné, qui utilise parfois des tactiques de manipulation pour prendre le dessus sur ces amis, et si vous voulez que je sois complètement sincère, sur son frère et parfois même sur moi.

Pourrait-il devenir un jour un tyran, quelqu’un qui intimide les autres? Je pense que cela serait possible.

Cela en fait-il un méchant enfant? Non. Je ne pense pas.

Dans le sondage mentionné ci-dessus, de nombreux Canadiens ont également avoué avoir gardé des blessures à long terme, suite aux intimidations.
  • 69 % ont souffert d’un manque de confiance en eux
  • 53 % ont eu à lutter contre une faible estime d’eux-mêmes
  • 29 % ont souffert de dépression
Ces potentiels effets à long terme ont été confirmées par une étude publiée dans le «Journal of Psychiatry JAMA » la semaine dernière. Les chercheurs ont constaté que les victimes de l'intimidation dans l'enfance étaient 4.3 fois plus susceptibles d'avoir un trouble anxieux à l'âge adulte, par rapport à ceux n'ayant pas d'antécédents d'intimidation ou être victime d'intimidation.

À mon avis, le plus difficile est d’admettre que votre enfant, dont vous pensez peut-être que les actions reflètent votre aptitude en tant que parent, ne fait pas toujours les choix que vous aimeriez qu’il fasse, quelles que soient les valeurs que vous lui inculquez.

Si on regarde les statistiques de plus près, tout cela a du sens… parfois, les enfants victimes d’intimidation sont aussi ceux qui intimident, et vice-versa. Ce n’est pas aussi simple que le bien ou le mal, la discipline ou le laxisme. Il s’agit d’un problème complexe.

Nos recherches montrent que, l’enfant, qu’il soit agresseur ou agressé, a un mentor à qui parler, cela l’oriente vers le chemin de l’estime de soi et lui donne des outils pour améliorer ses relations avec les autres.

Racontez-nous… Avez-vous intimidé d’autres personnes? Avez-vous été intimidé? Partagez vos pensées et proposez vos solutions!

* Journée contre l'intimidation est-ce mercredi 26 Février, 2014. Montrez votre soutien, porter une chemise rose.

mardi 18 février 2014

Si, comme le dit la chanson, « Video Killed the Radio Star », que font les médias sociaux à nos enfants?


Certains d’entre vous ont peut-être entendu ou se souviennent d’une chanson du groupe The Buggles, sortie en 1979 et intitulée Video Killed the Radio Star. La chanson parle de la promotion de la technologie, mais également de ses effets potentiels inquiétants. La chanson a été rendue célèbre lorsque la chaîne MTV en a fait sa première présentation vidéo lors de son lancement au début des années 80.

Pourquoi devrions-nous continuer de nous préoccuper de la technologie et de ses effets, en particulier sur nos enfants?

Une étude récente de Media Smarts intitulée Jeunes Canadiens dans un monde branché révèle que les élèves du Canada passent plus de temps sur Internet, ont plus de contacts avec des appareils mobiles et ont un plus grand réseau social que jamais. L’étude montre également que les adultes sont moins stricts, surveillent moins et éduquent moins leurs enfants au sujet de leurs comportements en ligne.

Voici quelques statistiques du sondage qui donnent à réfléchir :

- 24 % des élèves de quatrième année possèdent un téléphone cellulaire;
- 30 % d’entre eux ont un compte Facebook malgré le fait que Facebook soit censé être réservé aux personnes de 14 ans et plus.

Plus inquiétant encore, le sondage a demandé aux enfants si on leur imposait certains règlements par rapport à leurs activités en ligne

- 44 % des répondants ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux rencontres avec des personnes rencontrées en ligne;
- 48 % ont dit avoir des restrictions par rapport aux sites qu’ils visitaient;
- 52 % ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux discussions avec des étrangers en ligne.

En 2005, 74 % des répondants d’un sondage similaire ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux rencontres avec des personnes rencontrées en ligne; 70 % ont dit avoir des restrictions par rapport à certains sites qu’ils visitaient, et 69 % ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux discussions avec des étrangers en ligne.

Fait intéressant, une autre recherche a attiré notre attention cette semaine : les adolescents font face à des niveaux élevés de stress et éprouvent de la difficulté à gérer leur stress. En fait, 43 % des adolescents sondés ont dit se tourner vers des activités en ligne afin de gérer leur stress au lieu de faire des activités plus saines comme faire de l’exercice.

Il est évident que nous ne pouvons empêcher nos enfants d’utiliser la technologie (ni peut-être les en empêcher). Par contre, nous devrions commencer à penser à notre façon de les éduquer sur l’usage qu’ils en font et leur donner des directives afin qu’ils adoptent des habitudes en ligne sécuritaires. Autrement, nous pourrions subir certains effets secondaires indésirables.