Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


mardi 25 février 2014

Confession du parent d’un potentiel tyran

Lors d’un sondage Ipsos récent commandité par les Grands Frères Grandes Sœurs et Invesco Canada, 59 % des Canadiens ont admis avoir été victimes d’intimidation dans leur jeunesse. Ce chiffre représente plus de la moitié de la population. Cela m’a fait réfléchir… qui donc intimide tous ces gens?

Je confesse… j’ai un enfant au tempérament fort et obstiné, qui utilise parfois des tactiques de manipulation pour prendre le dessus sur ces amis, et si vous voulez que je sois complètement sincère, sur son frère et parfois même sur moi.

Pourrait-il devenir un jour un tyran, quelqu’un qui intimide les autres? Je pense que cela serait possible.

Cela en fait-il un méchant enfant? Non. Je ne pense pas.

Dans le sondage mentionné ci-dessus, de nombreux Canadiens ont également avoué avoir gardé des blessures à long terme, suite aux intimidations.
  • 69 % ont souffert d’un manque de confiance en eux
  • 53 % ont eu à lutter contre une faible estime d’eux-mêmes
  • 29 % ont souffert de dépression
Ces potentiels effets à long terme ont été confirmées par une étude publiée dans le «Journal of Psychiatry JAMA » la semaine dernière. Les chercheurs ont constaté que les victimes de l'intimidation dans l'enfance étaient 4.3 fois plus susceptibles d'avoir un trouble anxieux à l'âge adulte, par rapport à ceux n'ayant pas d'antécédents d'intimidation ou être victime d'intimidation.

À mon avis, le plus difficile est d’admettre que votre enfant, dont vous pensez peut-être que les actions reflètent votre aptitude en tant que parent, ne fait pas toujours les choix que vous aimeriez qu’il fasse, quelles que soient les valeurs que vous lui inculquez.

Si on regarde les statistiques de plus près, tout cela a du sens… parfois, les enfants victimes d’intimidation sont aussi ceux qui intimident, et vice-versa. Ce n’est pas aussi simple que le bien ou le mal, la discipline ou le laxisme. Il s’agit d’un problème complexe.

Nos recherches montrent que, l’enfant, qu’il soit agresseur ou agressé, a un mentor à qui parler, cela l’oriente vers le chemin de l’estime de soi et lui donne des outils pour améliorer ses relations avec les autres.

Racontez-nous… Avez-vous intimidé d’autres personnes? Avez-vous été intimidé? Partagez vos pensées et proposez vos solutions!

* Journée contre l'intimidation est-ce mercredi 26 Février, 2014. Montrez votre soutien, porter une chemise rose.

mardi 18 février 2014

Si, comme le dit la chanson, « Video Killed the Radio Star », que font les médias sociaux à nos enfants?


Certains d’entre vous ont peut-être entendu ou se souviennent d’une chanson du groupe The Buggles, sortie en 1979 et intitulée Video Killed the Radio Star. La chanson parle de la promotion de la technologie, mais également de ses effets potentiels inquiétants. La chanson a été rendue célèbre lorsque la chaîne MTV en a fait sa première présentation vidéo lors de son lancement au début des années 80.

Pourquoi devrions-nous continuer de nous préoccuper de la technologie et de ses effets, en particulier sur nos enfants?

Une étude récente de Media Smarts intitulée Jeunes Canadiens dans un monde branché révèle que les élèves du Canada passent plus de temps sur Internet, ont plus de contacts avec des appareils mobiles et ont un plus grand réseau social que jamais. L’étude montre également que les adultes sont moins stricts, surveillent moins et éduquent moins leurs enfants au sujet de leurs comportements en ligne.

Voici quelques statistiques du sondage qui donnent à réfléchir :

- 24 % des élèves de quatrième année possèdent un téléphone cellulaire;
- 30 % d’entre eux ont un compte Facebook malgré le fait que Facebook soit censé être réservé aux personnes de 14 ans et plus.

Plus inquiétant encore, le sondage a demandé aux enfants si on leur imposait certains règlements par rapport à leurs activités en ligne

- 44 % des répondants ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux rencontres avec des personnes rencontrées en ligne;
- 48 % ont dit avoir des restrictions par rapport aux sites qu’ils visitaient;
- 52 % ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux discussions avec des étrangers en ligne.

En 2005, 74 % des répondants d’un sondage similaire ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux rencontres avec des personnes rencontrées en ligne; 70 % ont dit avoir des restrictions par rapport à certains sites qu’ils visitaient, et 69 % ont dit devoir respecter des règlements par rapport aux discussions avec des étrangers en ligne.

Fait intéressant, une autre recherche a attiré notre attention cette semaine : les adolescents font face à des niveaux élevés de stress et éprouvent de la difficulté à gérer leur stress. En fait, 43 % des adolescents sondés ont dit se tourner vers des activités en ligne afin de gérer leur stress au lieu de faire des activités plus saines comme faire de l’exercice.

Il est évident que nous ne pouvons empêcher nos enfants d’utiliser la technologie (ni peut-être les en empêcher). Par contre, nous devrions commencer à penser à notre façon de les éduquer sur l’usage qu’ils en font et leur donner des directives afin qu’ils adoptent des habitudes en ligne sécuritaires. Autrement, nous pourrions subir certains effets secondaires indésirables.

mercredi 12 février 2014

Aliments à haute teneur énergétique


« Optimisez vos performances athlétiques en nourrissant votre corps d’aliments à haute teneur en énergie… »

Par Tania Archer
Adepte d’entraînement physique et de mode de vie sain. Conférencière. Catalyseuse d’idées.


Améliorez vos performances athlétiques grâce à des aliments qui vous donnent de l’ÉNERGIE, vous aide à BRÛLER les réserves de glucides, NOURRIR vos muscles, et même RENFORCER votre santé cardiovasculaire.

Des aliments sains, comme les légumes à feuilles vertes, peuvent considérablement accroître l’absorption de protéines, ce qui aide vos muscles à se remettre plus facilement. Par contre, pour obtenir des résultats drastiques, il faudrait que vous mangiez près de 2 livres par jour de légumes verts pleins de fer.

En intégrant des aliments des 5 groupes alimentaires à vos repas quotidiens, vous profitez des bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée sur le terrain comme au repos. Assurez-vous de prendre des repas à haute teneur énergétique en choisissant des aliments et collations riches en protéines, en fer et en « bons glucides »

Voici 12 aliments à haute teneur énergétique...

Ananas. Beurre d’arachide et confiture. Asperges. Lait au chocolat. Pâtes et sauce à la viande. Papayes. Saumon grillé. Avocats. Épinards. Pain de blé entier. Quinoa. Patates douces. Amandes naturelles.

Repas facile...

Un club sandwich à l’avocat et à la dinde sur du pain de blé entier, accompagné d’H20, est un repas nutritif facile à préparer

5 (cinq) tranches d’avocat d’un demi-avocat
2 (deux) tranches de tomates d’une grosse tomate
3 (trois) tranches de dinde rôtie (viande froide)
1/2 (une demie) tasse d’épinards non cuits ou de salade verte (rincer et essorer légèrement)
1 (un) cuillère à soupe de mayonnaise faible en calorie
1/2 (une demie) cuillère à thé de moutarde de Dijon (facultatif)
2 (deux) tranches de pain de blé entier (grillées si désiré)

Placez les tranches d’avocat, de dinde, de tomate, les feuilles d’épinard sur un pain de blé entier garni de mayonnaise légère et de moutarde de Dijon. Coupez le sandwich en diagonale et savourez-le avec un verre d’eau froide rehaussé de zeste de jus de citron naturel. Une salade verte est le parfait accompagnement.

* Les tranches de dinde peuvent être remplacées par une option végétarienne. Pour une alternative santé à la mayonnaise, utilisez du yogourt grec sans gras. Les personnes allergiques aux noix devraient faire bien attention de choisir des produits sans noix qui conviennent à leur régime alimentaire. Assurez-vous de bien nettoyer les légumes entiers avant de les préparer.


Faites le plein d’énergie avant et après vos entraînements en choisissant des aliments à haute teneur énergétique.

BON APPÉTIT!!!

Tania Archer
Twitter @taniaarcher


lundi 3 février 2014

Plus de vingt-neuf ans d’amitié


par Trish Quan

J’ai rencontré ma Grande Soeur, Joyanne, quand j’avais douze ans. Je vivais avec ma mère, ma sœur cadette et mon frère. Quoique nous ayons peu d’argent pour les activités extrascolaires, ma mère était pleine de ressources. Au printemps de 1983, elle m’a proposé l’idée de devenir Petite Sœur. Au départ, l’idée ne m’a pas plus. J’étais persuadée que je n’avais pas besoin d’une quelconque attention particulière. J’étais la grande sœur après tout.

Malgré mes doutes, j’ai décidé de faire un essai. J’ai aimé Joyanne sur-le-champ. Notre première sortie a été d’aller acheter les ingrédients pour faire une pizza. Joyanne m’a toujours laissé prendre les commandes et décider des activités de la journée. Elle s’efforçait toujours de me demander ce que je souhaitais faire. Nous avons eu de nombreuses aventures formidables comme faire du kayak, des randonnées, de la voile, assister à des pièces de théâtre, aller voir un film, magasiner et nous avons fait des voyages à Seattle et à Victoria. Il me revient souvent à l’esprit une citation de Maya Angelou : « Les gens oublieront ce que vous avez dit, les gens oublieront ce que vous avez fait, mais les gens n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir ». Joyanne m’a donné l’impression que j’étais spéciale.

En tant que Grande Sœur, Joyanne est le modèle même des qualités si importantes pour les jeunes femmes. J’ai été la première de ma famille à terminer mes études secondaires et à poursuivre des études postsecondaires. Joyanne m’a aidé à voir les possibilités qui s’offraient à moi si je continuais mes études.

En octobre 1991, alors âgée de 40 ans, ma mère a perdu la vie dans un accident de voiture. Joyanne, qui n’était plus qu’à quelques jours d’accoucher de son deuxième enfant, m’a soutenue durant ces jours sombres. Ma mère m’aidait à garder les pieds sur terre. À son décès, j’ai perdu mes points de repère et j’ai traversé une mauvaise passe. Le mentorat et l’attention de Joyanne m’ont aidé à m’en sortir. Le décès de ma mère m’a transformée de façon indescriptible, mais je crois fermement à la résilience. J’ai pu continuer ma vie malgré ma grande douleur, mais sans le soutien de Joyanne, cela aurait été encore beaucoup plus difficile.

Les liens d’amitié que Joyanne et moi avons tissés à travers les Grandes Sœurs sont la base sur laquelle je m’appuie en tant qu’adulte. Ma Grande Sœur est une personne clé dans ma vie. Elle est une inspiration pour moi, je souhaite apprendre d’elle et de continuer d’espérer et de rêver avec elle.

La nôtre est un conte de plus de vingt-neuf ans d’amitié.