Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


mercredi 26 mars 2014

Les Canadiens font des dons, mais ne profitent pas du crédit d’impôt

Par Bill Schaper


Les Canadiens sont généreux. Les plus récentes statistiques disponibles montrent que, en 2010, 84 % des Canadiens ont offert un total de 10,6 milliards de dollars aux organismes caritatifs, soit un don moyen annuel de 446 $ par donateur. Voici les principales raisons qui motivent les gens à faire des dons : aider ceux qui sont dans le besoin, soutenir les causes en lesquelles ils croient et contribuer à leur collectivité.

Au Canada, les gouvernements offrent une aide généreuse aux personnes qui réclament dans leur déclaration de revenus un crédit pour don de bienfaisance. Le crédit d’impôt fédéral est de 15 % pour les dons totalisant 200 $ ou moins, et de 29 % pour les dons totalisant plus de 200 $. À ce crédit d’impôt s’ajoutent les crédits d’impôt accordés par les provinces, ce qui réduit de façon significative le coût des dons.
Mais proportionnellement, il n’y a pas beaucoup de Canadiens qui profitent du crédit d’impôt. En 2010, seulement 23,4 % ont demandé le crédit d’impôt pour don de bienfaisance, ce qui est considérablement moins qu’en 1990 alors que presque 30 % l’avaient demandé.

La plupart des gens ne sont pas motivés à faire des dons à cause du crédit d’impôt, alors pourquoi est-ce important de le demander, du moment qu’ils continuent à faire des dons?

Voici ce que représente le crédit d’impôt pour une personne qui offre ce don moyen de 446 $. Selon le lieu de résidence, le coût après impôt pour ce don de 446 $ s’établit entre 262 $ pour les résidents du Québec et 308 $ pour une personne qui demeure au Nunavut. Si quelqu’un est déjà généreux et souhaite faire encore davantage, l’obtention du crédit d’impôt lui permettra d’avoir plus d’argent dans ses poches — de l’argent qu’il pourra donner à sa cause préférée.

Et pour les personnes qui ne font pas de dons (peut-être parce qu’elles pensent ne pas en avoir les moyens) ou qui n’ont pas demandé de crédits d’impôt, le système est encore plus généreux pour les prochaines années. En 2013, le gouvernement fédéral a annoncé le super crédit pour premier don de bienfaisance, qui, pour les donateurs admissibles, signifie un crédit d’impôt supplémentaire de 25 % pour les dons de bienfaisance. Si une personne se qualifie, ce don moyen de 44 $ ne représentera en réalité qu’un coût entre 151 $ et 197 $.

Moins du quart des Canadiens mentionnent que le crédit d’impôt est un motif qui les incite à faire des dons, et moins du quart demandent le crédit d’impôt. Ils croient peut-être qu’il n’est pas approprié d’être « récompensé » pour faire le bien. Mais considéré sous un angle différent, le crédit d’impôt est en réalité un outil très efficace pour aider ceux qui soutiennent déjà leur collectivité à faire en sorte que les impôts qu’ils auraient payés soient convertis en dons pour les organisations et les causes qui, selon eux, ont un réel impact. Pour calculer votre propre crédit d’impôt pour don de bienfaisance, utilisez ce calculateur de crédit d’impôt.

Les baby-boomers (qui sont statistiquement les plus généreux donateurs) prennent leur retraite et pour beaucoup d’entre eux la disponibilité des revenus est moindre. Ce fait, conjugué aux difficultés pour mobiliser les Canadiens plus jeunes qui ont différentes façons d’exprimer leur engagement envers leur collectivité (sans parler de diverses pressions financières auxquelles les générations précédentes ont été confrontées), crée de nouveaux défis : il faut s’assurer que les dons demeurent à un niveau permettant aux organismes caritatifs de maintenir leur énorme contribution en faveur de nos collectivités et de la qualité de vie. Une réflexion plus stratégique au sujet des dons que nous faisons, et au sujet de l’impact que peuvent avoir les crédits d’impôt sur nos dons, constitue une pièce vitale du puzzle.

http://compfight.com/search/mariacasa-mittens-canada/1-0-1-1

Photo : mariacasa via Compfight cc

Ce blogue a été initialement publié sur le site Web de CanadaDon et Imagine Canada.


mercredi 19 mars 2014

Dix ans d’amour d’une sœur


Par Catherine Ward

L’année 2013 marque la dixième année de jumelage avec ma Grande Sœur. En avril 2003, Shannon est venue chez moi pour me rencontrer pour la toute première fois. Elle a eu une énorme influence sur la personne que je suis aujourd'hui. Durant mon enfance, je n’ai jamais cru que j’aurais la chance de faire les choses que les autres enfants peuvent faire avec leur famille. Ma mère ne faisait pas partie de ma vie et je ne voyais mon père qu’une fois aux deux semaines. Mes grands-parents m’ont élevée, mais ils étaient incapables de faire les choses que les parents feraient normalement avec leurs enfants en raison de leurs problèmes de santé.

Shannon et moi avons été jumelées l’année de mes onze ans. Depuis le jour où je l’ai rencontrée, j’ai su que c’était le destin. Elle est devenue un modèle et quelqu'un à qui je voulais ressembler plus tard. Elle a consacré de son temps pour le donner à une petite fille qui ne souhaitait qu’être un enfant. Nous avons fait de nombreuses activités ensemble; d’aussi simple que de regarder un film chez elle à aussi aventureux qu’une excursion en camping.

Maintenant que je suis une adulte, nos liens se sont grandement resserrés. Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu l’honneur d’être le maître de cérémonie à son mariage avec un homme qui est maintenant comme un frère pour moi. Et il y a tout juste un mois, je suis devenue la tante de son premier enfant. Aujourd'hui, je ne la considère pas seulement comme ma sœur par l’entremise d’un programme de mentorat; je la considère comme ma sœur.

Shannon a été l’une des plus grandes influences dans ma vie. Elle m’a motivée à m’efforcer de faire de mon mieux et m’a toujours tendu la main lorsque j’en avais besoin. Elle a été présente lors de chaque moment important dans ma vie et continuera d’y être à l’avenir.

Je tiens simplement à remercier aux Grands Frères Grandes Sœurs du Canada de m’avoir donné un mentor, un motivateur, une main bienveillante, une oreille attentive, une meilleure amie et une sœur. Ce programme a été une expérience qui a énormément transformé ma vie et je ne la changerais pour rien au monde. Je te remercie de tout mon cœur.


mercredi 5 mars 2014

« Agir est l’étape la plus importante pour être un bon dirigeant »


Par Sourabh Pande, participant à l’atelier des Grands Frères Grandes Sœurs de Toronto et de Thinking Forward

Mon père m’a toujours dit que dans le « vrai monde » l’éducation n’est pas la seule chose qui compte, les compétences de leadership et la capacité à communiquer d’une personne est ce qui la démarque « des autres ». J’ai toujours gardé cela à l’esprit lorsque je m’efforçais d’établir et d’accroître mes capacités à diriger un groupe de gens. Lorsque j’ai eu la possibilité de participer à l’atelier sur le leadership offert par les Grands Frères Grandes Sœurs de Toronto et Thinking Forward, j’ai immédiatement saisi l’occasion et je suis très heureux de l’avoir fait.

L’atelier a présenté les différents types de leadership : interne, externe et actif. Le leadership interne consiste à se motiver soi-même à agir et vivre avec intégrité même quand personne ne regarde. J’ai appris que, pour être un bon leader, il est primordial de bien se connaître soi-même avant de pouvoir être un bon dirigeant. Le leadership externe a pour objet de penser aux autres avant soi-même et exprimer de la compassion. Souvent, nous sommes empathiques envers les autres sans pour autant agir « la compassion est l’empathie en action ». Le leadership actif vise à apporter un changement par rapport à l’avenir. Pour être un bon leader, il est extrêmement important d’agir. Les gens qui réagissent face à des injustices sont des transformateurs de société.

L’animateur nous a ensuite demandé de penser à certaines célébrités et de réfléchir au rôle que leur succès a joué par rapport à leur bonheur. Plusieurs des célébrités dont nous avons discuté connaissaient un vif succès sans toutefois sembler être heureuses. Cela donne à penser que le succès n’est pas un gage de bonheur. Les gens matérialistes ont tendance à être heureux pour de courtes périodes de temps, mais sont mécontents à long terme. Je crois que le succès est un parcours et je suis tout à fait d’accord pour dire que le succès ne mène pas au bonheur, et qu’en fait, c’est plutôt l’inverse. Cette petite réflexion a donné le ton et le thème de l’atelier.

Beaucoup de gens aujourd'hui verront quelque chose de mal se produire, sans prendre de mesure pour y mettre fin. Ceux qui réagissent sont considérés comme étant des leaders. Fournir des efforts supplémentaires et demander à quelqu'un : « comment vas-tu? » ou « comment s’est passé ta journée? » peut vraisemblablement changer la perspective d’une personne à votre égard. Cela démontre que vous vous souciez/considérez tout un chacun. Agir est l’étape la plus importante pour être un bon dirigeant. Nous avons évoqué des exemples de grands leaders et cité de grands leaders comme Nelson Mandela et Gandhi.
Comme Gandhi est une source d’inspiration pour moi depuis que je suis tout petit, la présentation m’a grandement interpellé. Gandhi a vu une injustice se produire et a fait quelque chose pour y mettre fin et plus remarquable encore, il l’a fait sans avoir recours à la violence. Il a usé de mots et de gestes pour améliorer le monde, au lieu de se tourner vers la violence. Ces exemples m’ont vivement motivé en m’incitant moi aussi à réagir face aux injustices. Nous avons également discuté de sujets touchant les façons de démontrer sa compassion et de penser aux autres avant soi. En accordant la priorité aux autres, vous devenez non seulement une meilleure personne, mais vous devenez également un meilleur dirigeant.

Dans l’ensemble, l'atelier m’a davantage conscientisé par rapport à mon comportement lorsque j’assume le rôle de dirigeant. Je suis plus conscient de mes actions et des effets qu’elles engendrent sur les gens que j’inspire. Ces leçons que j’ai apprises m’aideront à devenir un meilleur mentor, en me renseignant davantage sur les caractéristiques d’un leader. En adaptant ces caractéristiques au programme de mentorat des jeunes à l’école Youth School in Mentoring, je crois pouvoir m’améliorer et mieux répondre à mon Petit.

Un point qui m’a vraiment touché est que le « succès ne mène pas au bonheur; le bonheur mène au succès ». Cela m’a beaucoup marqué depuis l’atelier et j’espère le mettre en pratique et transmettre ce message. Souvent, en tant qu’humains, nous sommes tellement impliqués et concentrés sur nos objectifs que nous passons moins de temps avec les personnes qui nous importent, ce qui peut occasionner des chagrins. Cela doit changer et je pense que Thinking Forward fait un excellent travail en partageant ce message véridique et en bâtissant de meilleures communautés.