Au sein du mouvement des Grands Frères Grandes Soeurs, nous croyons que tous les enfants devraient avoir la chance d’atteindre leur plein potentiel, en tant qu’individus et citoyens. Nous croyons qu’en changeant le cours de la vie des jeunes, nous pouvons en retour changer le cours de l’avenir de la communauté.
Le Blogue des GFGSC est une plateforme que nous utiliserons pour sensibiliser la population sur les problématiques clés auxquels les jeunes d’aujourd’hui font face. Parfois, nous plaiderons pour notre cause, parfois, nous chercherons à éduquer, informer, poser des questions, mais nous désirons en tout temps susciter la discussion sur les problématiques les plus pressantes qui affectent les générations de jeunes d’aujourd’hui.


mardi 29 avril 2014

Mentorat : Le visage changeant du Canada


Tard en soirée en juin 1987, ma famille et moi avons atterri à l’aéroport international Halifax Stanfield. Comme nous sommes arrivés si tard, le premier coup d’œil de notre nouveau pays s’est limité aux silhouettes sans fin de pins longeant l’autoroute. Le lendemain matin, désorientés et encore affectés par les effets du décalage horaire, nous sommes partis à la découverte d’Halifax. Après avoir vécu dans le désert et sous des climats tropicaux, le printemps frisquet de l’Atlantique nous a frappés comme si nous étions en plein hiver. La brise mordante a été le premier de plusieurs rappels des différences entre notre ancien chez nous et ce qui allait devenir notre nouveau. Heureusement, j’avais tout l’été devant moi pour me familiariser à l’inconnu avant la rentrée des classes, et pour me préparer au malaise de non seulement être la petite nouvelle, mais également être la petite nouvelle provenant d’un autre pays.

En 1987, plus de 157 000 (1) personnes ont immigré au Canada, tout comme ma famille. Selon l’enquête nationale auprès des ménages, près de 1,2 million (2) de personnes ont immigré au Canada entre 2006 et 2011. Un tiers ou approximativement 400 000 (2), d’entre elles étaient des enfants et des jeunes. Le taux d’immigration n’est pas en voie de décliner non plus. En fait, dans les centres urbains comme Toronto, on prévoit que d’ici 2031, plus des trois quarts (78 %) (3) de la population sera composés soit d’immigrants ou d’enfants nés au Canada de parents immigrants.

Le paysage des grandes et des petites villes se transforme rapidement, tout comme le panorama de nos écoles et les besoins des enfants et des jeunes. Les agences des Grands Frères Grandes Sœurs commencent également à ressentir le changement démographique au sein de leurs communautés et des jumelages de mentorat. La nécessité de s’assurer que nos programmes de mentorat correspondent aux besoins des enfants et des jeunes récemment immigrés (nouveaux arrivants) n’a jamais été plus grande.

En 2013, les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada (GFGSC) ont reçu une subvention de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) dans le but de fournir des programmes de mentorat à des enfants et de jeunes nouveaux arrivants âgés de 6 à 17 ans. Le projet de trois ans subventionné par CIC et appelé Connections, vise à offrir des relations de mentorat pour aider à améliorer les connaissances de l'anglais, pour favoriser l’intégration sociale, l’estime de soi et soutenir la transition dans un nouveau pays, dans une communauté et à nouvelle école. Des agences des Grands Frères Grandes Sœurs à Toronto, Hamilton/Burlington, Calgary, Edmonton et Saskatoon expérimentent actuellement le projet. Jusqu’ici, nous avons fourni des relations de mentorat à 300 enfants et jeunes nouveaux arrivants. D'ici la fin du projet de trois ans, nous comptons avoir offert un total de 1 400 relations de mentorat fructueuses.

Assise à mon bureau, dans ma nouvelle école, à Halifax, à l’automne de 1987, j’aurais adoré avoir un mentor pour me soutenir à cette époque en tant que nouvelle arrivante dans une nouvelle nation. Aujourd'hui, je suis ravie de travailler avec les Grands Frères Grandes Sœurs du Canada et CIC sur le projet Connections afin de faciliter un peu les choses aux enfants et aux jeunes nouveaux arrivants pour les aider à se familiariser à l’inconnu.

Nooreen Pirbhai
Conseillère nationale de l’inclusion
Grands Frères Grandes Sœurs du Canada



Références-

1. http://www.cic.gc.ca/english/resources/statistics/facts2011/permanent/01.asp
2. http://www.cic.gc.ca/english/resources/publications/multi-report2013/3.asp
3. http://www42.statcan.gc.ca/smr09/smr09_017-eng.htm


mercredi 23 avril 2014

Mentorat de respect et d’humanité — Reflet d’images


Par Larry Beyak

Lorsque j’étais enfant, la vie me paraissait tel un parcours solitaire et déroutant. J’étais le seul représentant masculin de ma famille dysfonctionnelle. L’école était un endroit très intimidant; la peur, mes problèmes d’asthme graves et la pauvreté m’ont enseigné les mauvaises leçons de vie. Mon enfance a été très difficile et la solitude ne m’a offert aucun encadrement ni l’occasion de partager mes intérêts. Ma mère a communiqué avec les Grands Frères et j’ai été jumelé avec mon Grand Frère, Gus.

À partir du jour où Gus est entré dans ma vie, ma vie a changé. Les premières impressions sont des impressions durables. Cette première rencontre a été déterminante. Gus était un gentil géant extrêmement patient et attentionné. Il a été le bras pour me serrer la main, une poignée de main ferme et chaleureuse qui a immédiatement établi un lien de confiance et d’amitié. Personne avant ni depuis n’a été capable d’établir un lien aussi instantané.

Au cours des premiers mois, Gus m’a enseigné la fiabilité. Chaque semaine, il appelait sans exception le jeudi soir afin de planifier notre temps ensemble. Que nous allions chez lui ou assistions à une partie des Ti-Cats ou que je l’aidais à faire quelque chose, je n’étais plus jamais seul.

Nous avions des intérêts très similaires, jusqu'à notre choix de profession. Depuis mes neuf ans, mon rêve était de devenir ambulancier. Je ne le savais pas à ce moment-là et j’ai appris ensuite que Gus travaillait pour le corps ambulancier local. Bien qu’il y ait des décennies d’écart entre ce qui est devenu une profession profondément respectée et de bonne formation, mon cheminement de carrière a par pure coïncidence emboité le pas à la sienne; quelque chose dont je suis très fier.

Gus m’a également fait don de trois cadeaux que je n’aurais jamais reçus sans lui. Il m’a enseigné le respect, de moi-même et des autres; l’humanité, et comment la reconnaître et suivre sa voie; et finalement, comment redonner au suivant, par le mentorat, nous permet d’être patients et tolérants les uns envers les autres.

Gus n’a pas une différence, il a fait la différence dans ma vie. Cela est, je crois, l’objectif réel des Grands Frères Grandes Sœurs et ne doit jamais être tenu pour acquis.

Merci, Gus.

mardi 15 avril 2014

Un an plus tard – Une mise à jour sur les innovateurs sociaux


Où l’année m’a-t-elle menée? J’ai l’impression que le Sommet de la jeunesse a eu lieu il y a 10 ans principalement en raison de tous les changements survenus dans ma vie au cours de l’année qui s’est écoulée; plus que jamais auparavant.

Depuis le Sommet de la jeunesse de l’an dernier, j’ai terminé mes études secondaires. J’ai prononcé le discours d’adieu de ma promotion et j’ai également reçu quelques prix; le prix de l’excellence et le prix du citoyen pour l’implication dans la communauté. C’est pour moi un véritable accomplissement qui a sans aucun doute été influencé par le Sommet de la jeunesse!

Cette année, j’ai commencé un programme spécialisé en sciences sociales au cégep. J’ai déjà terminé le premier semestre avec distinctions académiques en faisant partie du 10 % des élèves les plus performants de mon programme. J’en suis à mon deuxième semestre et j’ai saisi une occasion formidable lorsqu’elle s’est présentée; en effet, ce semestre j’étudie dans la ville de Gaspé située à environ 14 heures de route de là où je vis! Ici, le mode de vie est très différent de celui auquel je suis habitué et j’en apprends tous les jours. En repensant à tout cela maintenant, je réalise à quel point j’ai évolué au cours de la dernière année, et depuis le sommet… je suis ravie quand j’y repense.
En rétrospective de l’année qui a suivi le Sommet de la jeunesse, je crois sincèrement que cet événement m’a beaucoup appris et m’a aidé à prendre de nombreuses décisions. Cependant, avant tout, durant le sommet je me suis sentie inspirée. Je suis encore très reconnaissante de l’expérience que j’ai eue à Ottawa, car elle m’a aidé à façonner l’avenir que je vis présentement.

Durant le Sommet de la jeunesse, j’ai entrepris l’écriture de mon discours d’adieu du secondaire. J’étais tellement inspirée et j’avais de si nombreuses idées que je l’ai écrit d’un trait. Je crois sincèrement que le sommet a grandement contribué à la rédaction de mon discours. À mon retour du Sommet de la jeunesse, j’étais très motivée à, non seulement être le meilleur mentor que je puisse être, mais également à prendre mon rôle de mentor au sérieux; que je me sois engagée envers quelque chose pour la vie est à mon avis plutôt impressionnant.

Chaque jour je ressens l’impact de mon expérience au Sommet de la jeunesse et je suis si reconnaissante d’avoir pu y participer. Je me souviens qu’au retour je me sentais à la fois fatiguée et vivifiée; je me sentais prête à conquérir tout ce que la vie me présenterait. Mes meilleurs souvenirs sont le sentiment que m’a apporté d’être si près de tous les gens que j’ai rencontrés dans une si courte période de temps.

Me to We a fait un travail fantastique en assurant une solide dynamique de groupe et en nous permettant de nous sentir à l’aise et d’apprécier la compagnie tout un chacun qui que nous soyons. Je suis heureuse qu’il y ait eu des Petits et des Grands (mentors adolescents) présents parce que je crois que nous avons tous appris les uns des autres. Cela a permis de faire place à une diversité d’idées et d’opinions.

Je ne saurais exprimer ma reconnaissance pour l’expérience merveilleuse que j’ai vécue. Je recommande fortement que l’expérience soit renouvelée pour les années à venir! Je remercie les Grands Frères Grandes Sœurs et Me to We pour ces souvenirs si incroyables.

Teneille A.
Innovatrice sociale
Sommet de la jeunesse 2014

mercredi 9 avril 2014

Un discours gagnant de petite soeur Savannah



Alors que nous célébrons la semaine nationale de l'action Bénévoles, nous tenons à dire merci à nos plus de 25 200 plus de bénévoles partout au Canada!

S'il vous plaît noter que le blogue suivant a été publié l'année dernière, mais comme nous célébrons les bénévoles, le blogue de petite soeur Savannah décrit parfaitement l'impact que nos bénévoles ont dans la vie des enfants et des jeunes que nous servons tous les jours.


Est-ce qu’on est mardi? J’adore les mardis. Après le club des devoirs, je file à la maison et je me prépare. J’attends près de la porte et guette sa voiture dans l’entrée… je me demande ce qu’on fera ce soir?

Honorables juges, parents et confrères et consœurs concurrents, je souhaite vous parler de l’un des cadeaux les plus précieux que je n’ai jamais reçus, un présent qui a considérablement changé ma vie. Ce cadeau, c’est ma grande sœur Shelby, et l’organisation qui nous a jumelées.

Shelby n’est pas ma sœur de sang. Nous avons plutôt été jumelées par un organisme qui s’appelle Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle. C’est une personne TRÈS spéciale. Shelby a choisi de consacrer 2 à 4 heures de son temps par semaine. Elle a effectué un processus de sélection pour s’assurer qu’elle était une adulte responsable qui avait des choses positives à partager. Et après une entrevue, elle était prête pour sa petite sœur. Moi!

Quand on est ensemble, on discute parfois des choses difficiles que l’on vit quand on est un enfant… comme l’école, les frères et sœurs ou l’intimidation… Et d’autres fois, on ne se soucie de rien, on s’amuse et on rigole.
Shelby et moi adorons regarder des films ensemble, jouer à des jeux, faire du bricolage, de la randonnée, du patin, et même cuisiner.

Une fois, nous avons essayé de faire des carrés au chocolat au beurre d’arachide et à la citrouille, mais nous avons remplacé plusieurs ingrédients pour ESSAYER de rendre la recette plus santé. Et bien, avez-vous déjà entendu l’expression « c’est le trajet qui compte, pas la destination »? J’ai enfin compris ce que cela veut dire. Nous avons eu tellement de plaisir à mélanger les ingrédients, mais quand j’ai goûté à nos carrés… ouch! J’ai fait semblant qu’ils étaient bons, mais j’ai rapidement suggéré de les apporter à la maison afin de les partager avec ma famille. Je voyais bien que ma famille pensait la même chose, ils grimaçaient à chaque bouchée. C’était un peu comme la revanche de la petite sœur, ce qui a rendu l’expérience bien plus savoureuse.

Vous vous demandez peut-être pourquoi un enfant devient un petit frère ou une petite sœur. Certains enfants vivent des situations familiales plus difficiles et ont besoin de quelqu’un de positif dans leur vie, et d’autres vivent dans des familles occupées avec un seul parent... C’est ma vie en gros. J’ai une très bonne mère qui essaie de s’occuper de tout pour tout le monde. J’ai aussi un frère et deux sœurs et nous avons toujours quelque chose à faire. C’est très difficile de passer du temps seule avec ma mère. Avoir Shelby dans ma vie me permet d’avoir l’attention individuelle dont j’ai besoin.

Qu’est-ce que les grands frères et grandes sœurs retirent de cette relation? Ils ont la chance de retomber en enfance avec nous, et ils ont aussi la satisfaction de faire une différence pour un enfant, et peut-être de changer la trajectoire de sa vie.

Les études démontrent que le mentorat aide les enfants à rester à l’école, à éviter les comportements à risque et à devenir des jeunes qui démontrent du respect pour tout. Aider les enfants à atteindre leur plein potentiel peut avoir une incidence positive sur la communauté également, par exemple en contribuant à réduire la pauvreté et le taux de chômage. Le mentorat peut aussi contribuer à rendre les écoles et les communautés plus sécuritaires.

C’est incroyable tous les changements positifs simplement grâce à un adulte qui choisit d’être ami avec un enfant qui a besoin de lui! Je parie que la plupart des enfants du programme ne se rendent pas compte de la rapidité avec laquelle leur vie est transformée, car ils sont trop occupés… simplement à être des enfants et à s’amuser.

Et oui, pour moi, faire partie des Grands Frères Grandes Sœurs est l’une des expériences les plus influentes que j’ai vécues. Il y a quelques années à peine, je souffrais d’un mal qui faisait en sorte qu’il était impossible pour moi de parler. Ce n’est pas avant d’avoir été jumelée que je suis sortie de ma coquille et que j'ai commencé à gagner de la confiance en moi. Et je suis là aujourd’hui devant et j’ai PLEIN de choses à dire. Mes notes sont bonnes, j’ai été nommée étoile au camp l’été dernier parce que j’étais polie et attentionnée, et j’ai même été choisie pour être jeune ambassadrice pour l’exposition locale cette année. Je suis très confiante de la direction que ma vie prend. Mais je n’aurais pu atteindre aucune de ces réalisations sans le soutien que j’ai reçu.

Shelby m’a montré l’importance du bénévolat et j’ai déjà décidé de faire ma part. Je suis actuellement l’une des principales collectrices de fonds pour les Grands Frères Grandes Sœurs, mais ce que je suis le plus impatiente… est que mon tour soit venu d’être une Grande Sœur et de montrer à une petite fille toutes les choses spéciales que Shelby m’a apprises.

Je remercie tout le monde de l’organisation, des membres du conseil d’administration aux membres du personnel et bien entendu, tous les bénévoles. Un merci très spécial à Shelby pour tout le temps que tu m’as consacré – je vais toujours chérir ces moments et m’efforcerai pour que tu sois fière de moi.

Merci,

Savannah
Petite Sœur de l’agence Grands Frères Grandes Sœurs de Georgian Triangle



mercredi 2 avril 2014

Parler de bienfaisance est une chose, mais sommes-NOUS à l’écoute?


À la fin de 2013, la Fondation Muttart et Imagine Canada ont publié les résultats de recherche du plus récent rapport « Talking About Charities », une étude de recherche menée auprès de près de 4 000 Canadiens. Il s’agit de la cinquième édition du rapport dont la plus récente version a été publiée en 2008.

L’étude se penche sur des questions comme la familiarité avec les organismes de bienfaisance, l’importance accordée et les attitudes envers les organismes de bienfaisance, la confiance envers les organismes de bienfaisance et leurs dirigeants, les collectes de fonds, la mise à disposition d’informations, les activités commerciales des organismes de bienfaisance, la sensibilisation aux organismes de bienfaisance et la surveillance des organismes de bienfaisance.

Le rapport regorge de conclusions intéressantes. Il contient plusieurs éléments de différenciation qui méritent notre attention collective.

Les Canadiens accordent manifestement de l’importance à l’écoute des organisations caritatives concernant leur façon d’utiliser l’argent des dons. Le rapport Talking About Charities porte sur ces attitudes, reliées à la fois à l’importance de recevoir des renseignements et à la capacité des organisations caritatives à rendre compte des renseignements.

Il y a une différence surprenante.

Interrogés sur l’importance des « renseignements relatifs aux programmes et aux services offerts par les organismes de bienfaisance », 81 % des Canadiens ont répondu « Très important » (le résultat monte en flèche à 98 % lorsque l’on ajoute à ce résultat la réponse « Quelque peu important »). Interrogés sur « l’efficacité des organismes de bienfaisance à fournir des renseignements relatifs aux programmes et aux services qu’ils offrent », seulement 7 % des Canadiens ont évalué le secteur comme étant « Excellent ». Il y a un écart de 74 % entre l’importance de cette information et la capacité qu’ont les organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs à communiquer efficacement!

Des écarts similaires apparaissent en réponse aux questions sur l’importance et à la prestation d’information sur « l’impact du travail des organisations caritatives sur les Canadiens », « la façon dont les organisations caritatives utilisent les dons » et « les coûts relatifs aux collectes de fonds ». Les résultats présentent de nombreuses facettes et varient selon la situation géographique, l’âge, les niveaux de confiance, etc.

Il y a un message clair dans cette série de questions. Les Grands Frères Grandes Sœurs ont la possibilité de fournir des informations pertinentes en temps opportun et combler l’écart entre les attentes et les informations fournies actuellement.

Une deuxième conclusion révélatrice du rapport est que « le pourcentage de Canadiens qui croient que les organisations caritatives sont généralement honnêtes à propos de la façon dont elles utilisent l’argent des dons est encore élevé, soit 70 %, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 84 % de cet avis en 2000. Similairement, seulement un tiers des Canadiens (34 %) environ croient que les organisations caritatives demandent uniquement de l’argent lorsqu'elles en ont vraiment besoin, comparativement à 47 % des Canadiens de cet avis en 2000. »

On estime désormais que le secteur est presque constamment en cours de collecte de fonds. Plusieurs d’entre nous attesteront que c’est bien l’impression qu’ils ont! Ce changement considérable de perception, cependant, pourrait affecter nos bases de donateurs et de commanditaires à long terme.

Des organisations comme les Grands Frères Grandes Sœurs devront examiner et discuter les renseignements contenus dans ce rapport afin de mieux comprendre les changements d’attitudes subtiles, mais potentiellement considérables, du public à l’égard du secteur caritatif.

Heureusement, l’avenir demeure optimiste, car les organisations caritatives au service des enfants continuent d’obtenir des niveaux de confiance élevés et sont demeurées à 82 %.

Donc… sommes-nous à l’écoute et répondons-nous à ce que les Canadiens nous ont dit?

Bruce MacDonald
Président-directeur général
Les Grands Frères Grandes Soeurs du Canada